La ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a annoncé, le 12 juin 2026, qu'elle envisage de travailler avec les professionnels de santé pour faciliter ou rendre obligatoire le signalement des cas d'enfants en danger.
En juillet prochain, un nouveau projet de loi portant sur la protection des enfants sera présenté par le gouvernement. « Nous collaborons avec les autres ministres pour renforcer ce texte de loi, » a déclaré Stéphanie Rist sur France 2, le 12 juin 2026. Elle a mentionné que l'une des pistes de réflexion était d'instaurer une « obligation » pour signaler les suspicions de danger concernant les enfants ou d'améliorer la « simplification du signalement ». Un objectif crucial est de « protéger les professionnels de santé qui se lanceraient dans le signalement, » a-t-elle ajouté. Stéphanie Rist souhaite également « renforcer » la formation des « professionnels en contact avec les enfants. »
Bien qu'un texte ait déjà été soumis au conseil des ministres le 27 mai 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé son intention d'ajouter d'autres mesures. Pour les crimes pédophiles, un délai de trois mois sera imposé aux enquêteurs pour mener les premières investigations. Des peines plus sévères seront également prévues pour les viols en série, ainsi qu'une possible réévaluation des délais de prescription et une meilleure sensibilisation des victimes. Ce projet de loi, amendé, sera rediscuté en conseil des ministres avant la mi-juillet, selon Stéphanie Rist.
Dans l'attente des conclusions de l'enquête
Le projet de loi relatif à la protection des enfants comportait à l'origine dix articles, principalement axés sur l'aide sociale à l'enfance (ASE) pour les 380 000 enfants sous sa responsabilité. Il visait à compléter les lois de 2007, 2016 et 2022, dites « loi Taquet », afin d'organiser et stabiliser le parcours des enfants confiés à l'ASE.
Cette initiative législative de Sébastien Lecornu vient à un moment sensible, suite au meurtre tragique de Lyhanna dans le Gers, dont les obsèques se dérouleront vendredi après-midi. « Une colère que nous partageons, » a exprimé Stéphanie Rist, soulignant qu'une enquête pour évaluer les responsabilités individuelles et collectives est en cours et sera publiée prochainement. « Évidemment, nous ressentons la lourde responsabilité de protéger les citoyens, » a-t-elle conclu.
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