Le jeudi 11 juin, le président américain a intensifié ses attaques verbales envers la République islamique via son réseau Truth Social. Donald Trump a notamment évoqué la possibilité de s'emparer de l'île de Kharg, une suggestion qui n'est pas jugée crédible par de nombreux observateurs des médias américains.
Avec son style habituel, Trump s'est exprimé sur Truth, utilisant un ton très affirmatif. Il a écrit : “Les États-Unis vont frapper l’Iran (dont la marine, l’armée de l’air, les radars, les défenses antiaériennes et tous les autres moyens de défense, ainsi que la majeure partie de ses capacités offensives, ont DISPARU !) TRÈS FORT CE SOIR”, comme rapporté par The Wall Street Journal.
Faire comme au Venezuela
Suite à une série de bombardements récents, il semble que l’armée américaine se prépare à raviver les tensions entre Washington et Téhéran, qui avaient connu une trêve depuis le 8 avril. De plus, irrité par les négociations en stagnation, Trump a déclaré qu'“dans un avenir pas si lointain”, les États-Unis prendraient “le contrôle de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières”, ajoutant qu’ils pourraient obtenir “le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz, à l’instar de ce que [les États-Unis ont] fait au Venezuela”.
Cette montée des tensions pourrait-elle présager d'une escalade dans le conflit, surtout avec les répliques iraniennes par des bombardements sur des installations militaires américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie ? Comme le souligne un analyste économique, “la prise de l’île de Kharg, qui représente 90 % des expéditions de pétrole iranien, constituerait une escalade majeure nécessitant probablement une intervention terrestre”.
Un risque considérable de pertes américaines
Il est nécessaire d'employer le conditionnel ici, car, comme le fait remarquer The New York Times, Trump n'est pas étranger à ce type de menace. Cependant, l’Iran semble avoir vu au travers de ces bluffs, ce qui pourrait forcer Trump à agir militairement. Le quotidien prévient que les options militaires s'avèrent limitées : “Les États-Unis disposent de stocks d’armes à longue portée dangereusement faibles, et une opération à Kharg impliquerait un risque élevé de pertes”.
Trump, conscient de ces enjeux, a confié à Fox News peu après son tweet que sa ‘préférence’ serait de s’emparer de l'île, tout en se demandant si “les Américains [avaient] l’estomac assez accroché pour ça”. Cela démontre une prise de conscience des conséquences impopulaires d'une guerre qui pourrait faire grimper les prix de l'énergie dans le monde entier, comme le souligne The Washington Post.







