La question des retraites prend une tournure délicate au sein du Rassemblement national (RN). Alors que certains membres du parti insistent sur le fait qu'il s'agit de « la même réforme », peu importe celui qui est à la tête, Louis Aliot a suggéré que les propositions pourraient varier considérablement selon le candidat. Le 7 juillet, la présidente Marine Le Pen devrait connaître son sort dans l’affaire des assistants parlementaires, une décision qui pourrait peser sur l'orientation future du parti.
Le vice-président Louis Aliot, s’exprimant récemment sur France 2, a déclaré : « Le candidat porte un projet qui, parfois, ne correspond pas nécessairement à celui du parti. » Cela suggère que les 62 ans, défense phare de Marine Le Pen, ne seraient pas un impératif pour Bardella, s’il décidait de se présenter.
Aliot a admis : « S’il est candidat, il aura son propre programme et sa vision des choses. » Réaffirmant ainsi l’importance de la réflexion au sein du RN, il a précisé : « Nous ne sommes pas un parti stalinien. » Ce phénomène de divergence est loin d'être nouveau ; Aliot a rappelé que, lors de sa propre campagne, Marine Le Pen avait également présenté des idées qui n'étaient pas totalement alignées avec celles du Front national.
Par ailleurs, Jordan Bardella avait fait des remarques récentes sur LCI, affirmant que « l’âge de départ ne veut rien dire ». Dans un climat où l'unité en matière de réforme des retraites est mise à l'épreuve, Aliot a insisté sur le fait que « rien n’est abandonné, notre réforme de 2022 est toujours sur la table. » Il a aussi suggéré qu’une certaine flexibilité concernant l'âge de départ pourrait être envisagée, tout en gardant à l’esprit l'évolution du contexte social et politique.
Sur TF1, Jean-Philippe Tanguy, député et proche de Le Pen, a maintenu la position traditionnelle, affirmant que « c’est la même » en ce qui concerne la réforme des retraites. « Ils sont accordés », a-t-il ajouté, tout en calquant la réforme de Marine Le Pen sur une approche progressiste centrée sur l'annuité. À l'approche de l'élection présidentielle, les dynamiques internes au RN pourraient influencer fortement leur position face aux enjeux de la retraite.







