L'abandon du projet de complexe sportif prévu à Panafé, sur les hauteurs de Figeac dans le Lot, ne cesse d'alimenter les débats au sein du nouveau conseil municipal. La situation met en lumière des divergences parmi les élus, tiraillés entre nécessité de prudence budgétaire et sentiment de gâchis. Philippe Landrein, le nouveau maire, prône une vision modeste, en se montrant réticent à engager le projet de grande envergure dont le coût est estimé entre 8 et 12 millions d'euros.
Lundi soir, le conseil municipal a longuement débattu de cette décision, où le maire a argumenté que la municipalité ne pouvait pas se permettre une telle dépense dans le contexte actuel de baisse des dotations gouvernementales. "Ce contexte financier contraint la ville à la plus grande prudence tant pour les investissements que pour le fonctionnement," a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité d'une gestion financière rigoureuse.
Vincent Labarthe, membre de l'opposition et président du Grand Figeac, s'est exprimé avec colère au sujet de cette décision. Selon lui, "en stoppant abruptement ce projet, nous reculons de plusieurs pas au lieu d'en avancer." Labarthe aurait préféré que le projet soit mis en pause, plutôt qu'abandonné sans discussion appropriée. "C'est un très mauvais signal envoyé au monde sportif; cela démontre un mépris pour un travail de plusieurs années," a-t-il ajouté, estimant à 55 000 euros le coût des études perdues dans cette décision.
Pourtant, selon le maire, la nécessité d'améliorer les installations sportives à Figeac est criante, avec près de 1 800 licenciés en attente de conditions plus adéquates. Il a promis de travailler sur un nouveau projet de salle de sports couverte dont les détails restent à préciser. La comparaison avec d'autres infrastructures, comme le gymnase récemment inauguré à Gramat pour un coût de 4,4 millions d'euros, a été reprise par plusieurs experts qui ont mis en garde sur la perte de temps, estimant que "nous sommes en train de perdre dix ans".
En parallèle, un projet pour un terrain synthétique au stade du Calvaire semble recueillir plus d'accords. Les élus, à l'exception de deux, ont voté en faveur de l'étude de faisabilité pour ce projet, qui représente un investissement de plus d'un million d'euros. Le maire a insisté sur le fait que ce nouvel équipement répondrait aux besoins des écoles et offrirait des économies à long terme, même si des préoccupations sur la pérennité de l'installation subsistent. L'espoir d'améliorations pour le secteur sportif de Figeac demeure, et la municipalité se prépare à relancer ses efforts après cette décision controversée.







