Au cœur des conflits qui secouent la région, l'aéroport du Koweït a été la cible d'une attaque par drones iraniens, mercredi 3 juin 2026. Cet incident, qui a causé plusieurs blessés, a entraîné une suspension du trafic aérien à l'aéroport, selon une annonce du ministère de la Défense koweïtien sur les réseaux sociaux.
Les Gardiens de la Révolution iraniens, dans un communiqué, ont déclaré avoir mené cette opération en riposte à deux attaques menées par les États-Unis contre l'Iran. Selon les autorités koweïtiennes, l'attaque a causé des "dommages matériels graves" au terminal passager.
Le colonel Saoud Abdelaziz Al-Otaïbi a ajouté : "Les forces armées maintiennent une vigilance maximale et déploient des efforts en coordination avec les autorités appropriées pour assurer la sécurité du pays et ainsi préserver sa stabilité".
Les détails concernant le nombre de blessés, ainsi que leur état de santé, n'ont pas encore été communiqués par les autorités koweïtiennes.
Une réponse à des provocations américaines
L'armée américaine a, pour sa part, évoqué une série d'attaques iraniennes contre ses installations et ses alliés dans le Golfe, affirmant avoir neutralisé plusieurs menaces. Le Commandement central américain (Centcom) a précisé que deux missiles iraniens tirés vers le Koweït n'avaient pas atteint leur cible, tandis que trois autres, visant Bahreïn, ont été interceptés.
Les Gardiens de la Révolution ont également évoqué un premier incident impliquant un pétrolier iranien touché par un missile américain près du détroit d'Ormuz, ainsi qu'une attaque contre une tour de communication sur l'île de Qeshm. En représailles, ils affirment avoir ciblé un site associé à Israël et aux États-Unis.
Trafic aérien suspendu et inquiétudes régionales
Face à cette escalade, l'autorité de l'aviation civile koweïtienne a suspendu le trafic aérien, redirigeant les vols vers d'autres aéroports, comme l'a rapporté l'agence de presse officielle KUNA. En 2025, l'aéroport du Koweït avait accueilli près de 15 millions de passagers et faisait face à des attaques répétées auparavant, avant un cessez-le-feu établi entre l'Iran et les États-Unis le 8 avril dernier.
Par ailleurs, l'Iran accuse certains pays du Golfe, alliés des États-Unis, d'autoriser des attaques depuis leurs bases, ce que ces nations réfutent. Dans une réaction à l'attaque, Anwar Gargash, conseiller du président émirati, a plaidé pour une réponse unifiée de la région, déclarant : "Une position ferme et cohérente est indispensable pour faire face à ces agressions". Il a ajouté que "la sécurité des États arabes du Golfe est interconnectée et la menace vise l'ensemble de la région".







