Ce jeudi 28 mai, Christophe Barthès, le maire du Rassemblement National de Carcassonne, a fait forte impression en déposant des cartons de déménagement et du ruban adhésif devant des membres de la CGT qui protestaient devant la mairie. Les syndicalistes s'opposaient à la fin de la mise à disposition gratuite des locaux par la ville.
Les manifestants, issus de plusieurs organisations syndicales, ont exprimé leur mécontentement face à cette décision. En réponse, Barthès a choisi une approche ironique, laissant là ces cartons pour rappeler aux membres de la CGT leur potentiel départ, suscitant des huées et des slogans tels que « pas de droits sans syndicats », selon le JDD.
Vers une dissolution des locaux syndicaux ?
Lors d'un précédent conseil municipal, Barthès avait annoncé la suppression de certains avantages accordés aux syndicats, précisant que la municipalité ne fournirait plus de locaux gratuitement. « J’ai été syndiqué pendant des années et j’en ai été le vice-président. Nous n’avons pas été tendres à cette époque-là », déclarait-il. « Manifester oui, mais profiter des largesses de ceux que l’on dénigre, cela s’arrête ici ».
À l’issue de cette action, le maire a proposé à la CGT l’achat d’un bâtiment de nombreux mètres carrés, doté de toutes les commodités, pour la somme de 300 000 euros. Face à l'absence de réponse des syndicats dans le délai imparti, la mairie a commencé la « procédure de libération des lieux ». Ce tournant a incité le sénateur socialiste Sébastien Pla à demander une intervention du gouvernement et de la présidente de la région Occitanie.
Les réactions à cette situation sont variées. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a qualifié cette situation de « provocation inacceptable », tandis que des experts en politiques locales soulignent la nécessité d'un dialogue ouvert pour éviter l'escalade des tensions entre les municipalités et les syndicats.







