l'essentiel
Alors qu'il déclare vouloir se concentrer sur son rôle à la SNCF, l'ancien Premier ministre semble inonder la scène politique de ses apparitions. Les rumeurs entourant une éventuelle candidature pour 2027 prennent de l'ampleur, entre stratégies secrètes et soutiens discrets.
Ce scénario, que l'Élysée n'hésite pas à instaurer, pourrait faire face à la compétition s'intensifiant entre Gabriel Attal et Édouard Philippe. Un cercle rapproché d'Emmanuel Macron prend les devants pour transformer Jean Castex en pilier de leur stratégie. L'ancien Premier ministre, tout en faisant montre de désintérêt, attire toutes les attentions au sein du bloc central.
Jean Castex, actuellement président de la SNCF, se fait discret face aux médias politiques, mais en coulisses, son agenda est jalonné de rencontres marquées par ces discussions. "Jean Castex discute énormément et c'est ce sujet qui revient toujours", confie à Le Figaro une source proche de lui.
Depuis son entrée en fonction à la tête de la SNCF en novembre dernier, son emploi du temps est chargé. "Il semble multiplier les visites pour annoncer de bonnes nouvelles. Quel est donc son véritable objectif ?", s'interroge un ministre. Un ancien chef de gouvernement souligne que "s'il n'avait pas d'ambitions, ses initiatives seraient moins nombreuses".
S’embourber au lieu de décoller
Lors d'un récent dîner réunissant une soixantaine de ses anciens collaborateurs, Castex a laissé entendre qu'il pourrait envisager le chemin de l'Élysée. Dans les cercles proches du Président, certains voient en lui un candidat capable de bouleverser le duel entre Attal et Philippe.
Une proche d'Emmanuel Macron a même avancé une hypothèse audacieuse : "Castex pourrait jouer un rôle similaire à celui de Medvedev pour Macron", en allusion à l'ancien président russe qui avait pris le relais temporaire de Vladimir Poutine.
Flatté par les sollicitations, Jean Castex semble surpris par l’intérêt croissant qu’on lui porte. Cependant, la vraie motivation derrière ses réflexions demeure floue.
Ses proches indiquent qu'il maintient un "silence total" sur ses intentions politiques, même s'il reste très attentif aux évolutions du paysage national. Dans un contexte où le Rassemblement National et La France Insoumise renforcent leur emprise, des inquiétudes s'expriment quant à l'éventualité d'un effondrement de la gauche modérée.
Pourtant, franchira-t-il le pas ? Bien qu'il entretienne des contacts solides au sein de l’Assemblée, un ancien membre de son cabinet tempère les espoirs : "S'il s'agit de devenir le huitième candidat, il n’y a pas d'intérêt. Le climat est trop risqué pour lui, le danger d’échec est plus grand que l'opportunité de réussir".







