Dix départements se trouvent actuellement en alerte orange, a annoncé Météo France ce vendredi. Ce dispositif sera en vigueur jusqu'à 6 heures samedi matin, tandis que certaines zones continueront d’être en vigilance jusqu'à 22 heures. Bien que l'épisode de forte chaleur commence à diminuer sur l'Ouest, le mercure reste élevé dans d'autres régions.
Concrètement, les départements concernés sont la Charente, la Charente-Maritime, la Gironde, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres et la Vendée. Pour le reste, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne seront toujours en alerte jusqu'à samedi soir.
En outre, Météo France a prévu la possibilité d'orages violents sur plusieurs régions, notamment le Poitou-Charentes et la Normandie. Ces orages pourraient être accompagnés de grêle et de rafales de vent dangereuses.
L'épisode de chaleur dimensionné
Ce phénomène de chaleur extrême touche la France depuis plusieurs jours, avec des températures allant de 10 à 15 degrés au-dessus des normales saisonnières. *"Jamais nous n'avions eu aussi chaud au mois de mai. Cet épisode est sans commune mesure,"* a déclaré Matthieu Sorel, climatologue à Météo France. Ce dernier a relevé qu'au total, 109 records de températures minimales et 266 records de températures maximales ont été établis.
Bien que cet épisode ne prédise pas les conditions estivales futures, Sorel a souligné que *"des vagues de chaleur similaires à celles des étés précédents pourraient survenir."*
Les températures commencent à baisser ce vendredi, mais certaines régions, comme le Grand Est et Rhône-Alpes, s'attendent encore à des pics de chaleur, variant entre 32 et 35 degrés.
Un changement climatique observable
L’ampleur de cet événement caniculaire est amplifiée par un "dôme de chaleur" sur l'Europe de l'Ouest, empêchant l'air frais de circuler. Cela entraîne des vagues de chaleur non seulement en France mais aussi en Italie, au Royaume-Uni et au Portugal. Ce phénomène est un exemple frappant des effets du changement climatique provoqué par l'activité humaine.
*"Ces périodes de chaleur extrême, autrefois rares, deviennent de plus en plus fréquentes et intenses,"* a conclu Matthieu Sorel.







