Le compte à rebours est amorcé : Raphaël Glucksmann a affirmé vouloir éviter de devenir "un candidat de plus sur l'échiquier gauche" et souhaite convaincre que la social-démocratie a besoin d'un représentant unique.
"Je me donne trois mois pour parcourir le pays et presenter un nouveau contrat patriotique, tout en rassemblant ma famille politique", a déclaré Glucksmann le 26 mai au 20 heures de TF1. Selon lui, une seule candidature reflétant les idéaux de la gauche non mélenchoniste pourrait émerger.
Avec environ 11% des intentions de vote pour le courant social-démocrate dans les récents sondages, Glucksmann est déterminé à rassembler plutôt qu'à diviser. Pour lui, c'est le seul moyen de contrer l'extrême droite lors des élections de 2027.
"Notre responsabilité est immense, et la mienne en particulier", a-t-il déclaré, rappelant le score inédit qu'il a obtenu pour la social-démocratie aux élections européennes de 2024.
À un moment où le Parti socialiste traverse des turbulences internes concernant la désignation de son candidat, Glucksmann espère mettre un terme à l'idée d'une primaire entre les divers courants de gauche. Il doit néanmoins convaincre les socialistes et les insatisfaits de l’actuelle majorité de lui prêter leur soutien.
Sa candidature doit également faire face à François Hollande, tandis que Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, est en tête des sondages avec 16% des intentions de vote.
Mélenchon : un frein électoral pour la gauche
Glucksmann accuse Mélenchon d'aggraver la situation en matière électorale, affirmant qu'il serait un risque pour la gauche face à l'extrême droite au second tour des présidentielles.
L'eurodéputé a prévu un premier grand meeting le 13 juin à Aubervilliers pour transmettre un message d'espoir. Il va aussi concentrer son attention sur son livre "Nous avons encore envie", qui paraîtra le 28 mai.
Souhaitant récupérer le drapeau national des mains de l'extrême droite, Glucksmann a proposé un "nouveau contrat patriotique" pour redonner aux Français la maîtrise de leur destin.
Des propositions audacieuses
Parmi ses propositions figurent l'instauration d'un service civique obligatoire, portant sur une période de dix mois. Glucksmann entend aussi faire de la sécurité une priorité et souhaite mettre en place une "convention citoyenne sur l'immigration" pour aborder ces sujets sans détours.
Il a également évoqué l'idée de créer un "passeport pour l'émancipation" permettant aux enfants d'accéder à des séjours collectifs, une alternative aux colonies de vacances disparues.
Accusé de déconnexion avec la réalité, Glucksmann s'est défendu d'écarter des segments électoraux, réaffirmant son engagement à comprendre et à servir les besoins des Français, y compris ceux des banlieues.
Éduquant sur l'importance de l’école publique, il projette d'augmenter tant les salaires que le nombre d’enseignants. Glucksmann propose également une taxation plus équitable entre travail et capital ainsi qu'une réforme fiscale en faveur des travailleurs.
Enfin, il prône une "nouvelle révolution industrielle française" axée sur la transition écologique. Alors que la droite et l'extrême droite gagnent du terrain, ses idées visent à revitaliser un projet de gauche unifié et puissant.







