Ce week-end, Gabriel Attal prévoit d'officialiser sa candidature à l'élection présidentielle lors d'une visite dans l'Aveyron, un choix symbolique qui reflète son intention de s'imposer face à Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre, dans le bloc central.
Attal, représentant des Hauts-de-Seine, commencera son périple à Rodez, où il rencontrera le député Renaissance Stéphane Mazars, récemment élu lors des dernières élections municipales. La tournée se poursuivra vers l'Aubrac, coïncidant avec la traditionnelle transhumance.
Cette démarche s'éloigne des habitudes parisiennes de ce jeune député, souvent critiqué pour son décalage avec les réalités rurales. Lors de son passé en tant que Premier ministre, il avait déjà tenté de redresser les tensions avec le secteur agricole, comme lors de sa visite dans une exploitation agricole de Haute-Garonne.
Un des soutiens d'Attal souligne l'importance de cette approche, affirmant : "Il est essentiel de parler de la France et de ses traditions, surtout pour Gabriel". Loin de s'enfermer dans une annonce conventionnelle, Attal vise un mode de déclaration moins solennel.
L'influence de Jacques Chirac est palpable dans cette stratégie, selon un de ses proches, qui fait allusion à la candidature surprenante de Chirac en 1995, un outsider face à Edouard Balladur. Cette approche pourrait également rappeler le style plus improvisé de sa candidature en 2002.
- Une campagne estivale continue -
Ce déplacement s'inscrit dans une période de campagne active pour Attal, récemment élu secrétaire général de Renaissance, en opposition à Emmanuel Macron. Il a récemment lancé une série de rencontres intitulées "Nuits de la Nouvelle République" dans plusieurs villes, renforçant son engagement auprès des électeurs.
Les équipes d'Attal prévoient également d'intensifier leurs activités avec des positions plus fermes sur divers sujets. En parallèle, une grande réunion est programmée le 30 mai à Paris, même si plusieurs figures de Renaissance annoncent leur absence, révélant les divisions internes.
Les tensions persistantes entre Attal et Borne, ainsi que les critiques sur sa stratégie de campagne, servent à alimenter le débat public. Un soutien d'Attal déclare : "Ces critiques sont en réalité bénéfiques, elles témoignent d'une +démacronisation+ à bon marché".
Face à Philippe, qui projette de dévoiler son programme à l'automne, Attal semble bien décidé à maintenir une dynamique de campagne pour capter l'attention des électeurs. La course à l'élysée s'intensifie, avec des stratégies bien établies de part et d'autre, ouvrant peut-être la voie à une lutte acharnée jusqu'en 2027.







