Candidat potentiel pour l'élection présidentielle, Dominique de Villepin a récemment tenté de se distancer d'une controverse concernant des cadeaux reçus lors de son ministère. Lors d'une interview sur France Inter, il a admis avoir commis une "erreur" en acceptant deux statuettes, qu'il a depuis restituées. Il a également dénoncé la "volonté de nuire" d'un proche de Nicolas Sarkozy.
Des statuettes controversées
Selon Robert Bourgi, un lobbyiste ayant fait l'objet d'une attention particulière, ces statuettes représentant Napoléon ont été offertes à Villepin par le président burkinabé Blaise Compaoré et l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci. La valeur de ces statuettes aurait été fixée à 125 000 euros, bien que des sources proches de Villepin assurent qu'elles valent "quatre à cinq fois moins". Ce retour sur les faits met en lumière un encadrement flou des cadeaux ministériels à l'époque.
Une attaque ciblée
L'ex-Premier ministre a nié avoir reçu ces cadeaux avec une intention quelconque d'échange ou de faveur. Il a mentionné dans ses déclarations avoir écarté Bourgi et Jacques Chirac de ses affaires en 2004-2005, ce qui indiquerait, selon lui, qu'il n'existait aucune forme d'influence. "Ces révélations apparaissent au moment où Bourgi est sous pression dans une affaire judiciaire", a-t-il ajouté, illustrant ainsi les tensions entre lui et Sarkozy.
En réponse, l'entourage de Nicolas Sarkozy a jugé les déclarations de Villepin comme "ridicules et déplacées", renforçant ainsi les tensions déjà palpables entre les deux hommes politiques. Bourgi a, quant à lui, tenté de minimiser son rôle en précisant que Sarkozy n'avait aucune implication dans cette affaire.







