Ce dimanche 10 mai, un climat de tension a régné à Carcassonne lors d'une cérémonie dédiée à Jeanne d'Arc, perturbée par des militantes du collectif féministe radical Femen. Ces dernières ont exprimé leur mécontentement face à l'élection de Christophe Barthès, le nouveau maire RN, en interrompant son discours sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel.
Quatre militantes se sont présentées nues, ornées de slogans tels que « Femen pas RN » et scandant « Carcas’ féministe, pas fasciste ». Leurs actions ont rapidement conduit à une intervention des forces de l'ordre, mais pas avant qu'elles n'aient réussi à attirer l'attention sur leur message. La cérémonie se tenait en l'honneur de Jeanne d'Arc, dont la statue a été récemment replacée à l'initiative de Barthès, après des années de restauration.
Interrogées par le quotidien local L’Indépendant, les militantes ont déclaré leur opposition à « l'appropriation historique » de Jeanne d'Arc par l'extrême droite, soutenant que cette figure emblématique était « tout le contraire de Christophe Barthès ». Elles ont rappelé que la Pucelle d'Orléans, loin d’être hostile, luttait pour la justice et la défense des opprimés, un énoncé qui contredit les politiciens actuels selon elles.
Dans un tweet, Jon De Lorraine a relayé une vidéo de l'incident, soulignant le choc que cette interruption a suscité parmi les participants. Sur les réseaux sociaux, Christophe Barthès a réagi, notant que l'hommage à Jeanne d’Arc célèbre “le courage, la foi et l’unité nationale”, sans mentionner les événements perturbateurs.
Cette fête officielle, célébrée chaque deuxième dimanche de mai, commémore la libération d'Orléans par Jeanne d'Arc en 1429. Les Femen, en rendant cet événement inoubliable, rappellent la nécessité d'une réflexion critique sur le héritage historique et son utilisation par des mouvements politiques contemporains.







