Suite aux ajustements budgétaires de l'État votés en février, la région Bourgogne-Franche-Comté doit faire face à une nouvelle coupe de plus de 40 millions d'euros pour l'année 2026. Ce contexte difficile a poussé la majorité régionale, sous la direction de son président Jérôme Durain, à réfléchir à des choix cruciaux.
Lors de la session plénière qui s'est tenue à Dijon, les élus ont examiné les impacts d'une restriction budgétaire cumulée de 83 millions d'euros pour 2025 et 2026. Jérôme Durain a souligné l'absence de marge de manœuvre dans le budget régional avec ces mots : "Il n'y a pas beaucoup de gras dans l'exercice régional. Il faut se poser la question de ce qu'on arrête. Est-ce qu'on arrête les aides économiques ? Est-ce qu'on arrête les formations aux demandeurs d'emploi, ce qu'il faut arrêter de rénover nos lycées ?" Ces déclarations ont été rapportées par ICI Bourgogne.
Protéger le pouvoir d'achat des citoyens
Malgré un contexte économique difficile, la région continue de soutenir certaines initiatives essentielles pour atténuer le quotidien des familles et travailleurs. Parmi les mesures maintenues, on trouve la gratuité des transports scolaires, une rareté en France, et une tarification avantageuse de la restauration scolaire. Jérôme Durain a précisé : "Un repas de restauration dans les lycées coûte 10 euros, mais les élèves ne paient que 5 euros ou souvent 3,69 euros". De plus, le ticket mobilité a été renforcé grâce à un cofinancement entre la région et les employeurs, apportant un soutien aux salariés pour leurs trajets domicile-travail.
La formation et l'apprentissage très touchés
La réduction des fonds alloués à la formation professionnelle représente un défi majeur. Alors que des secteurs comme l'industrie, l'agriculture et la restauration peinent à recruter, la région se voit contrainte de supprimer près de 1 700 places de formation. "On doit cibler les aides sur les métiers en tension, comme l'hôtellerie et l'industrie, pour aider ceux qui sont le plus loin de l'emploi", a ajouté Jérôme Durain, conscient de la complexité de la situation.
L'avenir de la grande région Bourgogne-Franche-Comté
Dix ans après sa création, la pertinence de la grande région est indéniable pour structurer des filières stratégiques. Cependant, Durain critique le modèle actuel : "On attend chaque année des subventions de l'État. On est un peu des adolescents, on n'est pas encore des adultes dans les régions. Ce n'est pas un système satisfaisant, il faut changer ça". Cette réflexion attire l'attention sur la nécessité d'une autonomie financière accrue pour les régions, afin de leur permettre d'agir efficacement.







