A Carcassonne, la mobilisation face à l'extrême droite grandit

Une foule déterminée défile à Carcassonne pour défendre la démocratie et la diversité.
A Carcassonne, la mobilisation face à l'extrême droite grandit
©LIONEL BONAVENTURE, AFP - Manifestation devant la citadelle médiévale, à l'appel du collectif "Nous Carcassonne", pour protester contre les décisions prises par le maire du Rassemblement National C

Mercredi, Carcassonne a vu défiler plus de 300 personnes mobilisées contre la montée de l'extrême droite, après l'élection du maire RN, Christophe Barthès. Les premières actions contestées du nouvel édile, telles que l’arrêté anti-mendicité et la suppression de subventions, ont suscité l’indignation au sein de la communauté locale.

Yassine El Kdim, cofondateur du collectif « Nous Carcassonne », a exprimé : "Carcassonne a basculé entre les mains de l'extrême droite, mais notre ville doit devenir le bastion de la résistance". Ce mouvement, né après la victoire de Barthès, a rassemblé des voix déterminées contre ce qu'ils perçoivent comme une menace pour leurs valeurs.

Les manifestants, brandissant des pancartes affichant des slogans tels que "Pas de nazis dans notre ville" et "La violence n'a jamais fait une Cité", ont traversé le centre-ville jusqu'à la cité médiévale, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une banderole proclamait : "Les menaces, c'est terminé", en réponse à des déclarations de Barthès qui, selon France 3, a affirmé qu'il surveillerait les manifestants et que les associations participant à la mobilisation perdraient leur financement municipal.

Nolan Boutaleb, étudiant de 19 ans et également cofondateur de « Nous Carcassonne », a rassuré : "Cela ne nous fait pas peur. Au contraire, ça nous motive à nous mobiliser davantage."

Carole, une retraitée de 71 ans, a bravé la manifestation aux côtés de son mari, Laurent, 73 ans, pour faire entendre son inquiétude face à cette "présence inquiétante de l'extrême droite".

Depuis son élection, le maire RN a multiplié les mesures controversées : l'interdiction de la mendicité, le retrait du drapeau européen devant la mairie et la cessation de financement à la Ligue des droits de l'Homme (LDH) sont quelques exemples de ses actions.

Patrick Bordes, professeur de français et co-secrétaire départemental de la FSU, a rappelé au cours de la manifestation que "le fait d'être élu ne confère pas tous les droits".

La mobilisation était soutenue par de nombreuses organisations syndicales et associations, telles que la CGT, la FSU, la LDH et SOS Racisme, reflétant ainsi une opposition citoyenne élargie face aux dérives politiques.

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