La dernière étude de Reporters sans frontières (RSF) témoigne d'une dégradation alarmante de la liberté de la presse à l'échelle mondiale, atteignant son niveau le plus bas en un quart de siècle. Le rapport, publié le 30 avril dernier, indique : "En 25 ans, le score moyen de l'ensemble des pays étudiés n'a jamais été aussi bas".
Pour la première fois, la majorité des pays sont classés en situation “difficile” ou “très grave”. Cette détérioration serait liée à la mise en place de lois de plus en plus restrictives en matière de sécurité nationale depuis 2001, comme l'indiquent plusieurs sources, y compris Le Monde.
En parallèle, le pourcentage de la population vivant dans des pays où la liberté de la presse est jugée "bonne" est en forte chute, passant de 20% à "moins de 1%". À noter, seuls sept pays nord-européens, avec la Norvège en tête, continuent d'afficher une situation favorable, tandis que la France se maintient à une honorable 25e place, citée pour sa "situation plutôt bonne".
Les États-Unis en dégringolade
Les États-Unis, autrefois considérés comme un bastion de la liberté de presse, chutent de sept places au classement, se retrouvant à la 64e position après avoir déjà glissé dans la catégorie "problématique" en 2024. Ce déclin est accentué par une violence croissante et des attaques contre les journalistes dans plusieurs pays d'Amérique latine, souligne le rapport.
Particulièrement préoccupante est la situation au Niger, qui se classe désormais 120e avec une chute de 37 places, illustrant les défis auxquels fait face ce pays en matière de liberté d'expression. La dégradation de la liberté de la presse au Sahel, alimentée par des groupes armés et des militaires au pouvoir, est clairement mise en avant par RSF.
Le rapport de RSF trouve un écho frappant dans l'étude d'Idea, selon laquelle la liberté de la presse est au plus bas depuis 50 ans. Cette réalité met en lumière les enjeux cruciaux auxquels se confronte le journalisme à la fois à l'échelle locale et mondiale.







