Presque un adulte sur cinq souffre d'un excès de cholestérol, souvent sans le réaliser. La désinformation fréquente autour de ce problème de santé silencieux peut nuire à la prévention des maladies cardiovasculaires.
Le cholestérol est entouré de nombreux mythes. Faut-il éliminer les œufs de son alimentation ? Les graisses sont-elles toutes à proscrire ? L'hypercholestérolémie est-elle uniquement une préoccupation des personnes âgées ou en surpoids ? Pour éclaircir ces questions, des diététiciens américains s’attaquent à six idées reçues populaires.
Mythe n° 1 : Écarter les aliments riches en cholestérol est suffisant
Longtemps, les médecins ont conseillé d’éviter les œufs, les crevettes et le foie en cas de cholestérol élevé. Mais les recherches récentes révèlent que cette approche est incomplète. En réalité, les graisses saturées et trans, présentes dans les viandes grasses, la charcuterie et les produits laitiers riches, sont les véritables coupables qui augmentent le LDL, aussi appelé « mauvais cholestérol ».
Mythe n° 2 : L'alimentation est la seule responsable de l'excès de cholestérol
Bien que l'alimentation joue un rôle crucial dans la gestion du cholestérol, d'autres facteurs tels que la génétique, le stress, la qualité du sommeil et l'activité physique entrent également en jeu. La diététicienne Patricia Kolesa d'Eating Well souligne l'importance d'une approche intégrée. Il est donc préférable d’adopter un mode de vie actif et de gérer le stress tout en maintenant une alimentation équilibrée.
Mythe n° 3 : Il faut éliminer toutes les graisses
Supprimer complètement les graisses de son alimentation est une erreur. Si les graisses saturées et trans augmentent le risque d'hypercholestérolémie, les graisses insaturées exercent un effet bénéfique. Elles favorisent la production de HDL, le « bon cholestérol », qui aide à éliminer l'excès de LDL. Pour améliorer votre apport lipidique, privilégiez par exemple l'huile d'olive au lieu du beurre, intégrez des fruits à coque en collation et consommez régulièrement du poisson gras comme le saumon ou le maquereau.
Mythe n° 4 : On ressent forcément un excès de cholestérol
À la différence de l'hypertension qui est souvent accompagnée de symptômes, l'hypercholestérolémie est généralement silencieuse. Il est possible de vivre avec un taux élevé sans manifestation apparente. Dans les cas extrêmes, quelques signaux, comme des dépôts jaunes autour des yeux, peuvent apparaître, mais seul un test sanguin peut confirmer le diagnostic.
Mythe n° 5 : Seuls les personnes en surcharge pondérale sont concernées
Le cholestérol élevé ne dépend pas seulement du poids. Même les personnes avec un poids normal peuvent développer une hypercholestérolémie en raison de leur génétique et de leurs antécédents familiaux. La diététicienne Mandy Willig recommande de faire vérifier son cholestérol tous les cinq ans dès l'âge de 20 ans, surtout si l'on présente des facteurs de risque comme le diabète.
Mythe n° 6 : Le cholestérol touche uniquement les personnes âgées
L'hypercholestérolémie peut se manifester dès l'enfance. Selon des données américaines, environ 7 % des jeunes entre 6 et 19 ans ont déjà un taux de cholestérol élevé, tandis que certaines formes familiales peuvent apparaître bien plus tôt. Adopter une hygiène de vie équilibrée dès le plus jeune âge reste la meilleure stratégie pour prévenir ces problèmes de santé.







