Que ferait l'armée française en cas d'accension du Rassemblement national au pouvoir ? Notre contribuable questionne la situation avec des prévisions intrigantes. Marine Le Pen ou Jordan Bardella pourraient-ils s'orienter vers un système politique rénové, inspiré des pratiques américaines ?
Depuis plusieurs années, le gouvernement d'Emmanuel Macron semble avoir mis en place des dispositions minutieusement réfléchies pour qu'un(e) président(e) issu(e) du RN fasse face à un échec précoce. Les institutions comme les Conseils Constitutionnels et d'État ainsi que la Cour des Comptes sont largement influencées par des personnalités proches du président. Les journalistes et intellectuels de gauche, le monde académique et une partie du corps judiciaire pourraient s'unir pour tempêter contre ce qu'ils percevraient comme un naufrage délibéré. Bien que Bruxelles ne soit pas une côte, les embûches seraient au rendez-vous, comme le souligne Causeur.
Si la majorité du Parlement européen se tourne vers la droite, des organismes non élus tels que la Cour Européenne des Droits de l’Homme demeureront ancrés dans des valeurs progressistes. Emmanuel Macron pourrait ainsi faire perdurer l’immobilisme, même après son départ, rendant le chemin du renouvellement d’autant plus difficile pour un potentiel successeur du RN.
Les nouveaux responsables du RN, tel que le souligne l'éminent juriste Jean-Éric Schoettl, devraient envisager de renverser certaines conventions jugées comme des tabous. Si Marine Le Pen ou Jordan Bardella choisissent de suivre les anciennes règles à la lettre, il est fort probable qu'ils se retrouveront littéralement étranglés par celles-ci. Un changement radical pourrait être nécessaire, mais serait-il envisageable sans provoquer une fracture sociale ?
Spoil system à la française ?
Curieusement, Emmanuel Macron pourrait avoir la clé d’une telle redéfinition. En effet, il a déjà dérogé aux règles habituelles pour la reconstruction de Notre-Dame et l’organisation des Jeux Olympiques. L'éventualité d'une majorité parlementaire au profit d'un président de droite pourrait redonner vie à un régime présidentiel, émanant des fondamentaux établis par le Général de Gaulle. Luc Ferry a récemment mis en lumière les risques d'engendrer une coalition parlementaire à l'allemande, un modèle qui pourrait s'avérer aussi peu productif qu'embourbé.
Il serait donc pertinent de désigner cette période de transition comme le "Nouvel État de Droit" (NED). Ce terme évoquerait un réajustement temporaire de la constitution pour instaurer un système de "spoil" à la française, permettant à chaque nouveau président de remodeler l’administration à son image. Parmi les noms proposés, Jean-Éric Schoettl pour le Conseil constitutionnel se démarque, tout comme Sarah Knafo à la Cour des Comptes.
Ce qui en découlera pourrait bouleverser le paysage politique français, conduisant à des réformes significatives au sein de l'appareil judiciaire et éducatif. Les promesses d’un traitement équitable en matière d’immigration et l'établissement de relations solides avec le secteur économique seraient également au programme. Toutefois, une telle évolution ne se fera pas sans tensions et controverses.
Dans un tel contexte, la position de l'armée française devient cruciale. Malgré son attachement aux valeurs républicaines, une amplification des troubles civils pourrait nécessiter son intervention. La sénatrice Samia Ghali exprime déjà des préoccupations sur l’urgence d'une telle mesure dans les quartiers en proie à la violence.
Soyons raisonnables
Les derniers événements internationaux, notamment la guerre en Iran, révèlent également une évolution troublante dans l'esprit des officiers retraités, qui révèlent parfois un pacifisme étonnant. Ils semblent oublier que l'ordre mondial repose souvent sur des décisions allant au-delà de simples protestations. La confiance dans l'armée n’est plus ce qu’elle était, et des questionnements sur son rôle futur face à l'éventualité d’une présidence RN se posent.
En somme, l'avènement hypothétique du Rassemblement national pourrait entraîner une réécriture des règles du jeu politique français et tester les fondations même de la République. Dans ce labyrinthe d’incertitudes, seule une vision audacieuse pourrait permettre de naviguer à travers les défis à venir, comme le dénonce avec verve les analystes de la situation.







