Le 28 avril, Emmanuel Macron, en sa qualité de coprince d'Andorre, a exprimé lors d'une visite cette semaine un souhait clair : avancer dans le débat sur la dépénalisation de l'avortement. L'Andorre, qui se considère comme un bastion de traditions, est l'un des deux derniers États européens, avec le Vatican, à interdire totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Dans une allocution adressée aux habitants de la principauté sur la Plaça del Poble à Andorre-la-Vieille, Macron a déclaré : "Je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu'il permette de répondre à une demande que j'entends". Cette phrase résonne fortement dans un climat où les voix pour et contre la dépénalisation s'intensifient au sein de la société andorrane.
Le président a ajouté : "Votre gouvernement a fait une proposition d'avancer. Elle va sur ce chemin que beaucoup réclament".
Le cadre historique de gouvernance d'Andorre, où les décisions importantes requièrent des négociations avec l'Église catholique, rend le sujet encore plus complexe. Emmanuel Macron a précisé que toute évolution devait respecter les institutions, ainsi que les équilibres et les traditions de la Principauté.
Actuellement, l'IVG est strictement interdite, et toute forme de pratique est passible de sanctions pénales tant pour les femmes que pour les praticiens. Le Premier ministre andorran, Xavier Espot, a évoqué un espoir d'une dépénalisation dans l'année à venir, sans pour autant rendre l'avortement légal.
Le gouvernement cherche une solution concertée
Xavier Espot a récemment indiqué à des médias que la question de l'avortement est "une revendication présente dans notre société" et a souligné l'importance de trouver une "solution mûrement réfléchie" qui respecte les institutions existantes.
En parallèle, Emmanuel Macron a exhorté la principauté à finaliser l'accord d'association avec l'Union européenne, qui serait un pas fondamental vers l'intégration européenne sans provoquer des bouleversements politiques internes.
Ce discours a également été marqué par des manifestants exprimant leur insatisfaction face aux problématiques de logement à Andorre, un défi supplémentaire auquel les autorités doivent faire face.
Emmanuel Macron a terminé sa visite en soulignant l'importance de rapprocher Andorre de la France, en améliorant les infrastructures transfrontalières, un aspect vital alors que la principauté se trouve en terrain montagneux et logistique complexe.
Alors que cette visite marque un moment tournant, l'avenir de l'Andorre s'inscrit désormais dans un nouveau cadre où tradition et modernité doivent coexister.







