Après une récente rencontre à l'Élysée, le collectif SOS Périscolaire se rend donc à Matignon avec un objectif clair : collaborer avec le gouvernement pour entamer un plan d'action concernant les violences dans le périscolaire.
Les révélations de l'an dernier concernant de nombreux incidents à Paris ont conduit le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, à adopter des mesures financières importantes. Cependant, comme le souligne Anne, une membre du collectif, "il ne s'est encore rien passé au niveau national". Le collectif espère que cette rencontre débouchera sur un véritable plan d'attaque pour prévenir de telles violences dans les écoles.
Pour atteindre cet objectif, il est impératif que plusieurs ministères — ceux de la Jeunesse, de la Famille, de l'Éducation, de la Santé et de la Justice — unissent leurs efforts pour identifier les lacunes existantes. "Si ce travail interministériel se concrétise, cela pourrait ouvrir la voie à un cercle vertueux", a exprimé Anne à BFM.
Le périscolaire à Paris : un modèle à repenser
À Paris, le périscolaire est sous la tutelle de la Direction des Affaires scolaires (DASCO), qui délègue ensuite la gestion des animateurs. D'autres villes françaises, en revanche, ont un cadre différent : les temps périscolaires peuvent être gérés par les Accueils Collectifs de Mineurs (ACM) sous la supervision des services départementaux à la jeunesse et aux sports (SDJES), ce qui leur permet d'effectuer des contrôles et de traiter les signalements.
Cependant, certaines écoles fonctionnent sans aucune régulation, rendant la situation incontrôlable. "Cela devient le far-west, car les animateurs peuvent être des personnels non qualifiés comme des agents municipaux ou d'autres personnes sans formation", déclare Anne de SOS Périscolaire.
Pour remédier à ce problème, le collectif appelle à une harmonisation des modes de garde à travers la France, ou au minimum, que les garderies soient réglementées par les SDJES.
Un premier rendez-vous à l'Élysée en mars
Le 16 mars dernier, les membres du collectif avaient déjà rencontré des conseillers du président Emmanuel Macron pour aborder cette problématique. Elles avaient exprimé leur satisfaction quant à la reconnaissance du périscolaire comme un angle mort concernant les violences faites aux enfants, nécessitant des mesures concrètes à l'échelle nationale.
Le 28 avril, elles rencontreront Cristelle Gillard, la nouvelle déléguée à la protection des enfants. Le collectif espère ainsi amplifier sa voix et obtenir des résultats tangibles.







