Frais de réception, événements sportifs et magazine municipal : Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, a présenté son plan d'économies lors d'une conférence de presse le 23 avril. Ce plan vise à financer des baisses d'impôts tout enkritiquant les dépenses de l'ancienne administration dirigée par Christian Estrosi.
C'est devant une partie de la flotte de voitures officielles qu'Éric Ciotti, président de l'UDR, a décidé de dévoiler ces coupes budgétaires. La réduction du parc automobile des élus municipaux figure parmi ses premières mesures.
Suppression du magazine municipal et des événements sportifs
Dans son viseur se trouve le « train de vie » de l'ancienne équipe, ainsi que certains investissements jugés superflus. Éric Ciotti a exprimé sa surprise face au montant exorbitant des frais d'avocat de l'ancienne mandature, qu'il entend faire chuter de 1,7 million d'euros à 500,000 euros d'ici 2025.
La sécurité personnelle, évaluée à 240,000 euros et les frais de représentation de 33,700 euros seront également supprimés, tandis que les dépenses de mission seront réduites de moitié. Les élus municipaux, de leur côté, devront se passer de parkings gratuits, et les salaires des cadres seront examinés de près.
En ce qui concerne les frais de réception, ils seront réduits de moitié pour passer au "régime sec". Éric Ciotti vise également à économiser 600,000 euros en supprimant le magazine municipal, qu'il qualifie de "propagande officielle".
Quant aux événements sportifs, notamment le championnat du monde d'Ironman prévu à Nice, ils seront annulés, tout comme un tournoi international de pétanque.
Une baisse des impôts locaux de 51 millions d'euros
Éric Ciotti planifie également d'économiser près de 46 millions d'euros sur les futurs investissements, précisant qu'il souhaite plus d'investissements, mais à moindre coût. Ce plan d'économies permettra de financer une baisse conséquente des impôts locaux, estimée à 51 millions d'euros, une promesse phare de sa campagne.
Au programme : une baisse significative de la taxe sur les ordures ménagères et une réduction de la taxe foncière de 35,3% à 30,6%. Cette initiative vise à redonner aux Niçois une partie de leur pouvoir d'achat, selon Éric Ciotti.
Cependant, cette stratégie suscite déjà des critiques. Julien Picot, membre du conseil municipal, a exprimé des réserves sur ces orientations budgétaires, qualifiées d'"ultra-libérales". Selon lui, la baisse des impôts risque d'affaiblir les services publics locaux comme les crèches et les écoles.







