Il y a quinze ans, à Nantes, l'affaire Dupont de Ligonnès faisait la une des journaux. Avec son livre Les Hantés, Philippe Créhange, rédacteur en chef adjoint au Télégramme, offre une nouvelle perspective sur cette affaire criminelle emblématique. En avril 2011, cet homme d'affaires endetté disparaissait soudainement, laissant derrière lui les corps de sa famille, enterrés sous la terrasse de leur maison.
Sa femme, Agnès, âgée de 48 ans, et leurs enfants – Arthur, 20 ans, Thomas, 18 ans, Anne, 16 ans, et Benoît, 13 ans – ont été tués dans un acte de barbarie. Ils ont été abattus dans leur sommeil à l’aide d’une carabine de petit calibre. L'histoire, marquée par des zones d'ombre, continue de hanter ceux qui ont été touchés de près ou de loin par ce drame.
Dans son ouvrage, Créhange donne la parole aux témoins de cette tragédie, décrivant la douleur persistante d'une recherche d'explications. À Royan, il a retrouvé Philippe Cussac, ancien directeur de la sécurité publique de la Loire-Atlantique, qui a supervisé la découverte des corps. Ils évoquent ensemble les nuances sombres qui entourent la famille de Ligonnès, tout en soulignant l'impact que cette affaire a eu sur la communauté.
Au fil des rencontres, se dessinent doutes et incompréhensions, mais également certaines certitudes, comme celles exprimées par Christine, la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès, qui insiste sur le fait que les corps retrouvés ne correspondent pas à ceux de sa famille. Ce récit profondément troublant révèle un mystère qui reste irrésolu, où croyances et faits se confrontent constamment. L'absence de réponses tangible continue d'alimenter les spéculations, rendant cette affaire inextricable et glaçante.







