La Bretagne ne recevra pas Guillaume Meurice et son émission « La dernière » sur Radio Nova, suite à l'annulation d'un enregistrement prévu à Auray. Ce programme, mené par Meurice et ses acolytes Aymeric Lompret, Juliette Arnaud et Pierre-Emmanuel Barré, a récemment vu ses audiences grimper de 79 % en un an, atteignant plus de 1,5 million d’auditeurs chaque dimanche. La popularité de l'émission a poussé Radio Nova à confirmer une troisième saison, ciblant déjà l'élection présidentielle à venir.
La date d'Auray, planifiée en juin, a été annulée par la nouvelle municipalité de droite, qui a critiqué l'organisation de l'événement, selon des informations rapportées par Ouest-France. Avant cette décision, l’ancienne majorité de gauche avait lancé le projet. La liste d'opposition, Auray ville citoyenne, a qualifié cette annulation d'incompréhensible et d'injustifiable, suscitant l'inquiétude parmi les habitants sur les implications politiques de cette décision.
Selon les membres de l'opposition, la mise en place de l’émission aurait coûté seulement 5 000 euros à cette ville de 15 000 habitants, tandis que l'annulation pourrait générer des pénalités de 10 000 euros pour la municipalité. « Ceci est une performance budgétaire inédite : dépenser davantage pour ne rien accomplir », ont-ils ajouté, rappelant que Meurice et Lompret avaient déjà été accueillis dans la région sans incidents.
Des raisons d'organisation évoquées
La maire d'Auray, Françoise Naël, a défendu cette décision, affirmant qu'elle ne censure pas, mais qu'elle craint des contraintes excessives imposées par le projet. Elle a aussi mentionné les préoccupations relatives à l'accueil de 2 000 personnes à l'extérieur, sans plan de secours en cas d'intempéries, et a critiqué la convention signée à l'approche des élections.
Cette situation de tension soulève des interrogations importantes quant à la liberté d'expression dans les milieux artistiques et médiatiques, particulièrement au sein des municipalités. La controverse autour de cet événement pourrait également rappeler à d'autres villes l'importance de soutenir la pluralité des voix à travers la culture.







