Qualifiant cette pratique de "totalement inacceptable", le ministre a exprimé son intention de mener une politique sévère contre le port d'armes au sein des écoles françaises. En effet, "800 armes blanches" ont été retrouvées dans des lycées et collèges au cours de "20 500 contrôles", a-t-il révélé lors d'une interview sur France 2 le 21 avril.
"Nous devons multiplier les contrôles tout en travaillant sur l'éducation", indique Édouard Geffray, qui s'efforce d'articuler surveillance accrue et prévention.
"Le premier problème, c'est quand même que le couteau ne sorte pas de la maison."
On se bat collectivement pour faire reculer la violence
Des faits divers récents témoignent de la montée de la violence au sein des écoles. Par exemple, un élève de 14 ans a été placé en garde à vue après avoir poignardé son enseignante à Sanary-sur-Mer. De plus, il y a un an, un autre élève avait attaqué quatre de ses camarades, faisant un mort, à Nantes.
Édouard Geffray souligne l'importance d'une communauté éducative unie face à ce fléau. "L'Éducation nationale fonctionne comme un corps ; si une partie est touchée, le tout réagit. (...) Nous luttons collectivement pour endiguer la violence", explique-t-il.
Récemment, le ministère a mis en avant une "fermeté absolue" face à ce phénomène. Au cours des derniers mois, le ministre a signalé que 525 élèves ont été interceptés avec un couteau devant les établissements scolaires, tandis que 1 600 conseils de discipline ont été prononcés à cause de l'intrusion d'armes entre mars et décembre 2025.
Bien que ces chiffres soient préoccupants, ils doivent être relativisés dans le cadre d'un total de 5,65 millions d'élèves inscrits dans le secteur public pour l'année 2024-2025. La lutte contre la violence à l'école constitue un défi majeur auquel le gouvernement et l'ensemble de la communauté éducative doivent faire face avec détermination.







