La France Insoumise (LFI) a dénoncé ce qu'elle qualifie de "naufrage médiatique et judiciaire" suite à la décision de classifier sans suite l'affaire concernant l'eurodéputée Rima Hassan. Cette affaire, qui a éclaté alors qu'elle était en garde à vue, soulève des questions cruciales sur l'intégrité du traitement médiatique dans ce dossier sensible.
Rima Hassan a pris la parole sur le réseau social X, affirmant qu'elle ne se contenterait pas de restaurer sa réputation et qu'elle envisageait de porter plainte contre ceux qui ont diffusé des informations jugées mensongères. "Il est impératif de rectifier ces inexactitudes", a-t-elle déclaré.
L'avocat de Hassan, Vincent Brengarth, a insisté sur le fait que la décision de classement sans suite met un terme à la propagation de fausses allégations qui ont gravement terni l'image de l'eurodéputée et de son parti. Il rappelle que Hassan a toujours soutenu que le produit en question était un achat médical légal, corroboré par un reçu d'une boutique de CBD à Bruxelles.
La semaine dernière, des rumeurs ont circulé dans la presse, évoquant la découverte de "quelques grammes" d'une drogue de synthèse. Le parquet avait précisé que certaines substances ressemblant à du CBD et à de la 3MMC avaient été trouvées, mais que des analyses complémentaires étaient nécessaires pour tirer des conclusions définitives.
Brengarth a mis en lumière les fuites d'informations dans les médias, qualifiant ces actes d'indignes et de lourdes de conséquences. "Ce n'est pas simplement une fermeture de dossier, mais une campagne orchestrée pour nuire à Rima Hassan", a-t-il averti, appelant les autorités à réexaminer cette situation.
Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a réagi en annonçant avoir saisi l'Inspection générale de la Justice pour enquêter sur ces fuites, en réponse aux préoccupations soulevées par le député LFI Thomas Portes.
Le Canard Enchaîné a rapporté que Sacha Straub-Kahn, le porte-parole du ministère de la Justice, aurait discuté avec des journalistes pendant l'audition de Rima Hassan. Ce dernier a qualifié ces affirmations de mensongères et a porté plainte pour diffamation.
Brengarth a précisé que ce classement sans suite remet en question la légitimité de la procédure qui a mené Rima Hassan devant les tribunaux. Pour LFI, cette affaire illustre une cabale politique et des manipulations judiciaires à l'encontre de leur formation.
Dans un communiqué, LFI souligne qu'il est urgent de restaurer les principes fondamentaux d'un État de droit et a également saisi l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) concernant le traitement médiatique de cette affaire.







