Sans surprise, Josée Massi, récemment réélue maire de Toulon, a pris les rênes de la métropole Toulon Provence Méditerranée le 9 avril. Cette élection s'est déroulée au sein du conseil métropolitain où, parmi les 89 votants, 58 ont soutenu sa candidature, tandis que 31 voix ont été recensées comme blanches ou nulles.
"C'est un grand honneur et une grande responsabilité. Je l'accueille avec enthousiasme et détermination", a-t-elle affirmé après sa victoire.
Le RN écarté de l'exécutif
Première femme à occuper ce poste depuis la création de la métropole en 2002, Josée Massi succède à Jean-Pierre Giran, ancien maire d'Hyères, qui a été battu lors des dernières élections municipales. Ce dernier avait lui-même pris ses fonctions après la démission d'Hubert Falco, ex-maire de Toulon, suite à sa condamnation.
Le dilemme actuel concerne les nominations des vice-présidents de la métropole, qui sont attendues dans la journée. Le Rassemblement National, qui a récemment pris plusieurs municipalités varoises, dont La Seyne-sur-Mer, espérait obtenir des postes au sein de l'exécutif.
"Le RN ne prendra pas part à l'exécutif", a affirmé la nouvelle présidente, prenant la responsabilité de son choix stratégique. "Je fais le choix de la cohérence", a-t-elle ajouté.
Bien que Josée Massi ait écarté le RN, elle a tempéré ses propos en promettant de travailler avec tous les maires dans un esprit de dialogue continu. Le RN a réagi en demandant un délai pour discuter de cette décision avant la conclusion de la séance.
Un parcours politique inattendu
Inconnue il y a trois ans, Josée Massi, âgée de 75 ans, a su se frayer un chemin dans la politique varoise. Étoilée dans la course à la mairie après la condamnation d'Hubert Falco, elle a brillé lors des élections municipales. Son adversaire, Michel Bonnus (LR), soutenu par des figures du passé politique toulonnais, et Laure Lavalette du RN, n'ont pas pu ébranler sa légitimité.
"Je suis passée de maire mise en place à maire élue", a-t-elle déclaré à BFM Toulon Var, soulignant la valeur de sa victoire dans les urnes et son désir de légitimité dans la fonction.







