Qui aura l’honneur de fouler le sol lunaire? Ce jeudi, l'astronaute français Thomas Pesquet a exprimé son optimisme sur la possibilité que cela puisse être lui, même s'il ne peut pas encore le confirmer. Ses propos surviennent alors que les astronautes d'Artémis 2, mission test, débutent leur voyage de retour après une aventure de dix jours.
Plus d’un demi-siècle après la dernière mission Apollo, une nouvelle ère de découvertes lunaires se dessine. Trois hommes et une femme ont pris leur envol le 1er avril, marquant une première étape vers un retour sur la Lune prévu pour 2028.
Thomas Pesquet, ingénieur aéronautique et pilote accompli, est devenu l'un des principaux visages de la conquête spatiale. Interrogé sur France Inter à propos de son éventuel rôle sur la Lune, il a répondu : "J'aimerais bien vous dire oui, et l’annoncer moi-même." Il a ajouté que l’Agence spatiale européenne (ESA), qui collabore avec des partenaires américains et canadiens, a déjà désigné un astronaute allemand pour la mission, tandis qu'un Français et un Italien suivront probablement dans un ordre à déterminer.
Pesquet a déclaré : "Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi." Il a également mentionné ses collègues en réserve, Arnaud Prost et Sophie Adenot, actuellement en mission spatiale. “Pour le moment, je suis celui avec le plus d’expérience en termes de missions,” a-t-il souligné.
Cependant, la NASA a récemment apporté des changements significatifs au programme Artemis, annulant le projet de station en orbite lunaire. Cela suscite des inquiétudes quant à la participation des européens dans les missions lunaires, mettant en suspens les accords établis par l'ESA concernant le projet Gateway.
Le directeur de l'ESA a rassuré dans une interview à l'AFP début avril, en affirmant que l'Europe compte "négocier" sa place dans les futures expéditions lunaires. La conjoncture est donc à la fois prometteuse et incertaine pour Pesquet et ses compatriotes.







