Éric Ciotti, déjà bien établi en tant que maire de Nice et homme fort du conseil départemental, a été élu à la présidence de la métropole Nice Côte d'Azur avec 108 voix sur 115, remplaçant ainsi Christian Estrosi, qu'il avait précédemment battu lors des dernières élections municipales. Ce succès marque un tournant pour l'extrême droite, offrant à la formation un accès crucial à une structure intercommunale majeure.
La métropole, créée en 2012 par la fusion de plusieurs communautés urbaines, englobe 51 communes et un demi-million d'habitants, des plages de la Promenade des Anglais aux pistes skiables d'Isola 2000. Avec le soutien d'une majorité au conseil métropolitain, Ciotti vise à établir un modèle de gouvernance plus équilibré, promettant une meilleure collaboration avec l'opposition, contrairement à la direction précédemment jugée trop centrale autour d'Estrosi. Bertrand Casiglia, maire de Tourette-Levens, soutient cette volonté d'une gestion plus raisonnable des finances publiques.
Cependant, des voix s'élèvent parmi les anciens adversaires de Ciotti. Pierre-Paul Leonelli, un porte-parole érosiste, a exprimé son souhait de collaborer, malgré les tensions passées. "Nous espérons que la métropole ne se transformera pas en champ de bataille politique," a-t-il déclaré. Néanmoins, des élus de gauche craignent que les promesses de Ciotti se heurtent à des décisions contestables, notamment sur le projet d'une ligne de tramway entre Nice et Cagnes-sur-Mer, que le nouveau président plaide pour abandonner au profit d'une meilleure desserte par bus.
En parallèle, des critiques sont émises concernant la gestion des fonds publics, notamment le récent coût élevé d'un centre de congrès temporisé à Nice. Les accusations de manque de transparence durant le mandat d'Estrosi perdurent et pourraient poser de nouveaux défis à la nouvelle administration. En définitive, l’élection de Ciotti ouvre la voie à un processus de mutations politiques qui pourrait transformer en profondeur la dynamique de la métropole niçoise.







