Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald R. Ford, va quitter les Caraïbes pour rejoindre l’USS Abraham Lincoln, déjà positionné dans le Golfe. Cette décision, révélée par plusieurs médias, fait suite aux efforts croissants de l’administration Trump pour faire pression sur l’Iran concernant ses ambitions nucléaires.
Selon Le Figaro, le Pentagone a ordonné à un deuxième groupe aéronaval de se préparer à un déploiement dans la région. Les autorités américaines affirment que l’équipage de l’USS Gerald Ford a été informé jeudi, selon des sources anonymes citées par le New York Times.
Le Gerald Ford, porte-avions le plus récent de la flotte américaine, devrait atteindre le Golfe dans environ une semaine. Ce bâtiment peut transporter plus de 75 appareils militaires, y compris des chasseurs F-18 Super Hornet. Un haut responsable militaire a déclaré à Reuters que ce déploiement marquerait une première en presque un an, depuis que les porte-avions Harry Truman et Carl Vinson ont été déployés pour faire face aux rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans le contexte des frappes sur des installations nucléaires iraniennes.
Les États-Unis, qui n'ont que onze porte-avions de ce type, utilisent cette capacité unique dans un contexte où les tensions avec l’Iran continuent de s’intensifier. Le président Trump a exprimé des doutes quant au succès des négociations avec Téhéran, déclarant : «Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant». Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a également exprimé son scepticisme sur la possibilité d'atteindre un accord.
En cas d'échec des discussions, Trump a averti qu'il serait prêt à passer à la «phase deux», suggérant une réponse militaire potentielle. Ces manœuvres et ce déploiement d'un deuxième porte-avions au Moyen-Orient soulignent la complexité des relations internationales dans cette région, alors que les États-Unis essayent de maintenir une pression stratégique sur l'Iran.







