La rupture d'une relation engagée, surtout à l'approche d'un mariage, soulève plusieurs interrogations, notamment concernant la restitution de la bague de fiançailles. Quand la demande de restitution se pose, il est essentiel de connaître les implications juridiques qui entourent cette situation.
Que dit la loi?
Globalement, les cadeaux échangés entre futurs épousés, tels que la bague de fiançailles, sont souvent considérés comme des présents d'usage qui peuvent être conservés en cas de rupture. Toutefois, des exceptions existent.
D'après la jurisprudence, si la bague de fiançailles est un bijou de famille, elle doit être restituée. Cela a été confirmé par plusieurs décisions de la Cour de cassation (23 mars 1983, n° 82-12.526 et 30 octobre 2007, n° 05-14.258).
De même, si la bague a été créée selon les goûts de la fiancée mais utilise des éléments familiaux du futur mari, la restitution est également nécessaire. La Cour d'appel de Versailles (22 novembre 2002, n° 2000-3217) a souligné que le statut familial du bijou doit être prouvé, nécessitant des justificatifs tels que des photos, des factures ou des attestations.
Exceptions et considérations
Il est important de noter que chaque cas est évalué individuellement par les juges. Les circonstances entourant la rupture, la nature de la bague et les preuves fournies joueront un rôle crucial dans toute décision judiciaire.
Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne se substituent pas à une consultation juridique approfondie.







