Le chef du Hezbollah, mouvement libanais soutenu par l'Iran, a déclaré ce lundi que toute agression américaine dirigée contre l'Iran serait interprétée comme une attaque contre la formation chiite. Cette déclaration survient après des manifestations réprimées qui ont causé des milliers de morts en Iran, selon des ONG telles que Amnesty International.
Le Hezbollah, désormais en alerte, a vu une augmentation de l'activité militaire américaine dans le Golfe avec l'envoi du porte-avions Abraham Lincoln renforçant les tensions dans la région. « Nous sommes concernés et visés par une agressivité potentielle », a averti le cheikh Naïm Qassem, soulignant que le groupe pourrait être entraîné dans un conflit plus vaste.
Un soutien inébranlable à l’Iran
Dans un discours en soutien à l'Iran, diffusé en direct à des milliers de partisans, Qassem a insisté sur la détermination du mouvement à se défendre face aux menaces américaines et israéliennes. Parmi les slogans scandés, figuraient : « Mort à l’Amérique ! », illustrant le climat de tension croissante.
Le cheikh a mis en garde que « toute guerre contre l'Iran » aurait des conséquences catastrophiques pour l'ensemble de la région. Il a évoqué le climat anxiogène entourant l'éventualité d'un assassinat de l'ayatollah Khamenei, leader suprême du pays, comme une situation qui exigerait une réponse appropriée de leur part.
Le Hezbollah aurait même été approché par des émissaires cherchant à limiter ses capacités d'intervention en cas de guerre avec l'Iran. Il est à noter que le groupe, affaibli par un conflit récent avec Israël, n’a pas pris part à la guerre de 2025 entre l'Iran et Israël, ce qui soulève des questions sur sa posture stratégique actuelle.
Frappes israéliennes persistantes
Dans le même temps, Israël intensifie ses raids contre des positions qu'il accorde au Hezbollah. Cette situation a récemment conduit à la mort de plusieurs membres du mouvement, incluant un imam dans la ville de Tyr. Le ministre libanais de l'Information a exprimé son indignation face à ces offensives israéliennes, citant que « les frappes ne laissent pas de côté les innocents ».
Les tentatives de désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise, en particulier dans la région sud, montrent l'urgence croissante d'une stabilisation dans un contexte sombre et agité. Les relations complexes entre les acteurs régionaux continuent de se détériorer, laissant la scène publique en attente de l'évolution d'un processus dangereux.







