En janvier 2026, deux tragiques incidents impliquant des agents de l'ICE, la police de l'immigration américaine, ont secoué Minneapolis, suscitant inquiétude et indignation parmi la communauté américaine vivant à l'étranger. Elizabeth, installée près d'Amiens depuis trois décennies, est l'une de ces personnes touchées par cette réalité. Proche de la soixantaine, elle confie : "Je préfère écouter la radio aux réseaux sociaux, cela m'évite de voir les images tragiques qui circulent".
Les victimes, Renee Nicole Good, une poétesse de 37 ans, et Alex Pretti, infirmier dans la même tranche d'âge, ont perdu la vie dans des contextes tragiques. Renee a été tuée alors qu'elle tentait de bloquer le passage d'un convoi de l'ICE, tandis qu'Alex a été abattu alors qu'il était avec des habitants perturbant une opération policière contre un migrant.
Une Amérique à la peine
Elizabeth exprime sa colère et sa tristesse face à la politique anti-immigration d'anciennes administrations, particulièrement sous Donald Trump. Elle déclare : "C'est incompréhensible. Les États-Unis devraient être un pays d'accueil, fondé sur l'immigration. J'éprouve une grande tristesse face à cette réalité". Aussi, elle ne se sent pas en phase avec l'image que cela renvoie d'elle en tant qu'Américaine.
Elle ajoute : "Je n'ai pas honte d'être Américaine, mais il est difficile de se sentir représentée par un pays qui commet de telles atrocités. C'est pénible de dire que c'est mon pays qui agit ainsi". Même après tant d'années loin des États-Unis, Elizabeth a choisi de ne pas discuter de ces événements avec sa famille restée là-bas, préférant garder ses distances face à cette douleur.
Ce sentiment d'incompréhension trouve écho auprès de nombreux expatriés qui continuent de s'inquiéter pour leurs proches et pour l'avenir de leur pays. Des voix comme celle d'Elizabeth rappellent l'importance des valeurs d'humanité et de solidarité, qui semblent trop souvent mises de côté.







