Minneapolis, une ville frappée par la tragédie, manifeste en mémoire d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, abattu par des agents fédéraux lors d'une opération anti-immigration. Cet événement survient à peine trois semaines après la mort de Renée Good, également abattue dans des circonstances similaires. Les manifestants, malgré le froid glacial, se sont rassemblés en masse pour faire entendre leur indignation.
La foule, estimée à plus d'un millier de personnes, a exprimé son mécontentement face aux méthodes perçues comme "inhumaines" de la police de l'immigration, en scandant des slogans tels que "ICE out now", un appel à expulser ces agents de leur ville.
Lasa, membre de la communauté, a déclaré à l'AFP : "Nous sommes occupés par des meurtriers maléfiques, ils tuent des gens dans la rue, ça doit s’arrêter". D'autres manifestants, comme Taylor, ont dénoncé le traitement réservé par le gouvernement vis-à-vis de leurs concitoyens, affirmant : "C'est complètement inhumain la manière dont le gouvernement fait venir la police de l’immigration pour enlever nos voisins".
La colère est palpable : "C’était un meurtre", a dénoncé Taylor, expliquant qu'Alex ne représentait aucune menace. Une autre manifestante, Coleen Fitzgerald, 73 ans, a choisi un costume de clown pour critiquer le gouvernement, affirmant que "ce cirque doit cesser".
Les événements de ces derniers jours font écho à un contexte plus vaste. Au nord du Minnesota, des témoins rapportent des interventions policières dans des lieux comme les restaurants, ajoutant à la tension dans la communauté. "C'est l'Amérique. On est censé être libre!", s'alarme Fitzgerald, se remémorant des luttes passées pour la justice.
Des manifestations continuent de s'organiser, la dernière ayant eu lieu après la mort tragique d'Alex Pretti, témoignant d'un mouvement de résistance qui ne faiblit pas. Plus d'un demi-siècle après avoir lutté contre la guerre du Vietnam, Fitzgerald incarne cette détermination à lutter pour des droits fondamentaux.







