Les manifestations en Iran ne sont pas un phénomène nouveau. Depuis des décennies, le peuple iranien exprime son mécontentement, particulièrement en 2022 après la mort tragique de Mahsa Amini, dont la torture par la police des mœurs a enflammé la colère nationale. Cette révolte récente s'inscrit dans une longue lignée de soulèvements, notamment en 1999, 2009, 2017 et 2019, reflet d'un rejet grandissant envers un pouvoir religieux jugé de plus en plus inacceptable.
Lors de la célèbre fête du feu à Téhéran, des femmes ont symboliquement brûlé leurs voiles, marquant un tournant dans les manifestations. Les conditions de vie se sont détériorées : "Les coupures d'électricité sont fréquentes, des régions entières manquent d'eau potable, les maladies refont leur apparition et des famines touchent certaines provinces", explique Emmanuel Razavi, grand reporter franco-iranien et auteur de La pieuvre de Téhéran. Cette situation dramatique a convaincu de nombreux Iraniens qu'ils n'ont plus rien à perdre.
D'une répression à l'affaiblissement
Chaque nouvel acte de défi témoigne de revendications qui s'intensifient, accompagnées de slogans plus violents exigent la fin du régime et des figures dirigeantes comme Ali Khamenei, évitant ainsi un retour en arrière. En fait, comme l'indique Gérard Vespierre, analyste géopolitique et fondateur du site Le Monde Décrypté, "On assiste à un changement dans la nature des pétitions, révélant une colère accumulée".
La répression, souvent brutale, a cependant connu un certain affaiblissement, surtout après les frappes américaines sur des installations sensibles en Iran, ce qui a permis aux manifestations de s'ancrer dans la durée. Les voix d'opposition s'élèvent désormais avec plus de détermination, et les retours sur ces questions fondamentales pour le futur de l'Iran continuent de se multiplier, selon les analyses parues dans Franceinfo.
Avec ces évolutions, l'Irak semble entrer dans une nouvelle ère de contestation, où le peuple aspire à plus de libertés et de conditions de vie dignes. L'avenir reste incertain, mais le cri de désespoir résonne de plus en plus fort.







