Le 1er janvier, Crans-Montana se réveillait dans l'horreur. Une semaine après, le recueillement est teinté de colère face à un drame évitable. Un incendie a causé la mort de 40 personnes et fait 116 blessés lors des célébrations du Nouvel An.
Un hommage national se tiendra ce vendredi en mémoire des victimes. De nombreux témoignages se multiplient, révélant un besoin urgent de justice et des réponses sur cette soirée tragique qui a vu la vie de nombreux jeunes bouleversée.
Cette nuit-là, la fête battait son plein dans le sous-sol du bar Le Constellation, où près de 200 personnes, dont de nombreux adolescents, se pressaient. Selon des survivants, la soirée a pris une tournure tragique lorsqu'une série de bougies incandescentes ont provoqué un embrasement fulgurant du plafond en mousse insonorisante. Comme l'indique la procureure générale du canton de Valais, Béatrice Pilloud, les premières enquêtes suggèrent que le feu s'est déclaré à partir de ces bougies.
Les premiers instants de l'incendie ont été marqués par une incompréhension tragique. De nombreux témoins ont décrit la panique alors que les flammes se propageaient à une vitesse alarmante. Victoria, une rescapée de 17 ans, a relaté : "C'était un véritable cercle infernal, chacun luttait pour sortir, mais l'escalier était étroit et la situation complètement chaotique".
Le témoignage d'Amandine, une interne en médecine, illustre la mobilisation incroyable des habitants de Crans-Montana, qui se sont précipités pour porter assistance aux victimes. "C'était comme un film d'horreur", a-t-elle déclaré, soulignant l'angoisse ressentie pendant cette tragique nuit.
Actuellement, les familles des victimes se battent pour que la vérité éclate. "Cette tragédie aurait pu et dû être évitée", déclarait ainsi l'ambassadeur d'Italie en Suisse, soulignant le manque de respect des normes de sécurité observé dans l'établissement, qui aurait pu prévenir un tel drame. Les autorités ont ouvert une enquête pénale visant les propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti, pour homicide par négligence.
Les informations continuent d'affluer, et les rescapés semblent s'accorder à dire que non seulement des mesures de sécurité insuffisantes étaient en place, mais que l'établissement avait déjà été averti des risques liés à l'utilisation de bougies et d'autres effets pyrotechniques.
Le traumatisme de cette nuit inoubliable a laissé des marques indélébiles dans la mémoire collective de Crans-Montana, où la fête du Nouvel An s'est transformée en un cauchemar. Alors que les autorités examinent les responsabilités, la colère des proches des victimes grandit, poussant à des questions essentielles sur la sécurité dans les lieux publics.
Une réflexion s'impose : comment garantir que de tels accidents ne se reproduisent plus à l'avenir ? Le travail des enquêteurs pourrait éclaircir les zones d'ombre entourant cette tragédie, mais le chemin vers la justice des victimes est encore long.







