Le Nouvel An a pris une tournure catastrophique à Crans-Montana, lorsque le bar Le Constellation a été frappé par un incendie dévastateur, faisant 40 victimes et 116 blessés. Jacques Moretti, copropriétaire de l’établissement, a été placé en détention préventive le 9 janvier, après avoir été interrogé pendant plus de six heures par le ministère public.
En collaboration avec sa femme Jessica, ils sont parmi les principaux suspects dans cette tragédie. Le couple, tous deux français, est soupçonné d'« homicide par négligence » ainsi que de lésions corporelles résultant de leur gestion.
Alors que la Suisse pleure les victimes, Jacques Moretti, dont le passé criminel inclut une condamnation pour proxénétisme en 2008, a été conduit hors du bureau du procureur. Jessica, se prononçant brièvement face à la presse, a exprimé ses sincères condoléances aux familles touchées par l'incendie. « Mes pensées sont avec les victimes et ceux qui se battent actuellement », a-t-elle déclaré, visiblement affectée.
Ce drame aurait été causé par des bougies étincelantes, dont l'interaction avec un matériau insonorisant dans le sous-sol a provoqué un « embrasement généralisé ». Les clients, surtout des jeunes, ont été pris au piège dans une panique indescriptible, illustrée par des vidéos virales sur les réseaux sociaux dévoilant les efforts désespérés pour fuir ce chaos.
Le comportement négligent des exploitants soulève de vives critiques. Le gouvernement local a même reconnu une gravité dans la situation, indiquant qu'aucun contrôle de sécurité n'avait été effectué depuis 2019, provoquant une colère bien légitime parmi les proches des victimes.
Des experts, tels que Me Romain Jordan représentant les familles endeuillées, soulignent les inquiétudes sur la conservation des preuves. « Il existe un risque évident que les preuves disparaissent ou que des témoignages soient influencés », a-t-il déclaré, appelant à une enquête rigoureuse.
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, n'a pas hésité à pointer du doigt la négligence, déclarant que cet incident ne relevait pas d'un « simple accident » mais était le fruit d'une recherche de « l’argent facile ». Elle a promis justice aux familles affectées, rassurant que des mesures seront prises pour rectifier cette tragédie.







