Les manifestations qui secouent l'Iran depuis quelques semaines continuent de se renforcer, à la suite d'une crise économique profonde exacerbée par la flambée des prix. Cette agitation sociale, qui prend de l'ampleur, est marquée par une répression douloureuse et des coupures d'internet à l'échelle nationale. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), au moins 45 personnes, dont des mineurs, ont perdu la vie depuis le déclenchement du mouvement. Les révoltes, qui rappellent fortement celles de 2022 déclenchées par la mort de Mahsa Amini, prennent leur essor à Téhéran et dans d'autres grandes villes comme Tabriz et Mashhad.
Le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré : « La répression devient de plus en plus sévère chaque jour, avec des centaines de blessés et plus de 2 000 arrestations ». Mercredi, la violence a atteint son paroxysme avec 13 décès signalés. Les autorités, quant à elles, n'admettent que 21 morts, incluant des membres des forces de sécurité. Selon des témoignages d'habitants et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des foules massives sont mobilisées dans les rues, protestant contre des conditions de vie insupportables.
Coupure d'internet et censure croissante
Dans ce contexte tendu, l'ONG Netblocks a alerté sur une coupure généralisée d'internet, soulignant l'importance cruciale de la communication en temps de crise. « Cette censure numérique s'intensifie pour contenir la voix des manifestants », a déclaré un porte-parole de l'ONG. En conséquence, de nombreux Iraniens peinent à partager des informations sur la situation actuelle.
Des appels à la retenue face à la violence
En réponse à ces événements, le président iranien Massoud Pezeshkian a fait appel à « la plus grande retenue », invitant les autorités à éviter tout comportement violent. Cette déclaration, bien que louable, semble peu dissuasive face à la brutalité déjà observée sur le terrain. De Washington, Donald Trump a menacé le régime de représailles s'il poursuivait dans cette voie. Le gouvernement allemand a également dénoncé l'usage excessif de la force, tandis qu'Amnesty International a accusé les forces de sécurité de blessurer et de tuer des manifestants innocents.
Conclusion
La situation en Iran est préoccupante et soulève des inquiétudes internationales. Alors que les manifestations s'intensifient, tout porte à croire que la réponse du gouvernement sera encore plus sévère. Les défenseurs des droits humains espèrent que la communauté internationale fera entendre sa voix pour influencer le cours des événements et protéger les citoyens iraniens qui expriment leur désespoir face à la répression.







