Dans un événement marquant, deux agriculteurs âgés de 64 et 65 ans ont été arrêtés à Rio Negro, au Venezuela, après avoir célébré, en état d'ivresse, la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines lors d'une opération à Caracas. Leur fête, qui impliquait quelques tirs en l'air, a attiré l'attention des voisins, partisans du régime, qui les ont dénoncés aux autorités.
Ces arrestations, sous le régime d'état d'exception en vigueur, illustrent le climat de peur et de répression qui règne dans le pays. Selon Gonzalo Himiob, avocat de l'ONG Foro Penal, il s'agit des premières arrestations sous le gouvernement intérimaire de Delcy Rodriguez, successeur de Maduro. "Ils n’avaient pas l'intention de porter atteinte à l’ordre public, mais la situation dans le pays rend tout geste risqué," a-t-il commenté.
La peur est palpable au Venezuela, où les manifestations contre la réélection de Maduro en 2024 ont été brisées dans le sang, faisant 28 morts et entraînant l'arrestation de 2 400 personnes. Forum Penal rapporte aujourd'hui 806 prisonniers politiques dans le pays, ajoutant aux inquiétudes concernant les droits humains dans cette région troublée.
À l'échelle nationale, aucune manifestation ou soutien public n'a été enregistré depuis l'incursion militaire des États-Unis. Le climat d'intimidation et la persécution systématique des opposants continuent de préoccuper les ONG et les experts en droits humains. "La population vit dans la terreur dans un contexte où la liberté d'expression et les droits fondamentaux sont systématiquement bafoués," déclare un analyste politique local au journal *Le Monde*.







