Durant les célébrations du 4 juillet, les habitants de Washington ont connu une qualité de l'air désastreuse. Le gigantesque feu d'artifice, organisé pour commémorer les 250 ans des États-Unis, a provoqué une pollution record, selon les données publiées lundi.
Malgré des prévisions alarmantes, l'entreprise Pyrotecnico, sous l'égide de l'organisation Freedom 250, a tiré plus de 850 000 feux d'artifice en une quarantaine de minutes. Comme le souligne Matthew Cappucci, météorologue, "un brouillard toxique persiste sur Washington avec des particules fines (PM2.5) pouvant nuire à la santé".
Les orages, une bénédiction inespérée
Les chiffres sont sans appel : la concentration de particules fines a atteint des sommets, dépassant 200 microgrammes par mètre cube. Des alertes "code violet" ont été émises, indiquant une qualité de l'air très mauvaise pour la population dans la ville, mais aussi dans le Maryland et la Virginie. Heureusement, les pluies du lendemain ont permis d'assainir l'air rapidement.
Les déclarations de la porte-parole de l’Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), Brigit Hirsch, ne sont pas passées inaperçues. Elle a affirmé : "Les feux d’artifice sont un spectacle fabuleux. Nous espérons que chacun a apprécié ces moments magiques pour célébrer l'Amérique". Toutefois, l'avis de Russell Dickerson, expert à l'université du Maryland, est plus nuancé : "Les orages pourraient avoir empêché un scénario encore plus grave". Son analyse vient renforcer l'idée que, bien que magnifiques, ces évènements festifs doivent être encadrés pour limiter leur impact environnemental.







