La présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé le 11 juin qu'elle avait exigé le retrait de son vice-président Jean-Michel Aulas après qu'une plainte pour viol a été déposée à l'encontre de son directeur de campagne durant les élections municipales.
L'ancien directeur de la communication pour Aulas, visé par cette accusation, a été dénoncé par une ancienne membre de son équipe de campagne. La plainte, déposée le 13 mai, a été confirmée par l'AFP le 10 juin, suivant une première information relayée par BFM Lyon.
En raison de cette affaire, Véronique Sarselli a déclaré qu'elle avait rencontré Aulas et deux de ses proches élus, à qui la victime présumée s’était confiée en février. Dans son communiqué, elle a souligné la nécessité d'un retrait immédiat, affirmant : "Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives, en respect pour la victime présumée et pour l'institution que nous servons."
Réaction d'Aulas face aux accusations
Jean-Michel Aulas a réagi en indiquant, par l’intermédiaire de son avocat, que la plaignante n'avait pas voulu porter plainte initialement. La jeune militante, membre de son équipe, a déclaré avoir subi des abus lors d'une soirée à Lyon en janvier, évoquant le cas d'une soumission chimique. Elle aurait informé Aulas et ses collaborateurs, dont Laure Cédat et Emmanuel Imberton, un mois après ces événements.
Les accusations ont suscité de vives réactions dans le milieu politique et médiatique français. Des experts en droit confirment que le traitement de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la carrière d'Aulas, et potentiellement sur l'ensemble du conseil métropolitain à Lyon. Un dossier qui pourrait affecter la confiance des citoyens envers leurs élus. Selon des informations de Franceinfo, des voix s'élèvent pour un meilleur traitement des cas d'agressions sexuelles dans le milieu politique.







