Les tensions montent en Bolivie alors que des affrontements ont opposé samedi les forces de l’ordre à des manifestants dans un village du département de Santa Cruz, où des barrages routiers sont érigés depuis plus d'un mois. Ces heurts, qui ont fait six policiers blessés, dont quatre par balle, mettent en lumière une crise socio-économique croissante, comme le rapportent plusieurs médias locaux.
Le président Rodrigo Paz fait face à des revendications croissantes de la part de paysans et d'ouvriers qui lui reprochent sa gestion de la crise économique. Vendredi, la police a tenté de débloquer les routes stratégiques pour le transport de denrées alimentaires dans le centre de Santa Cruz, une région agricole clé pour le pays.
Des dizaines de policiers, soutenus par des véhicules militaires, ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. En réponse, ces derniers ont riposté avec des projectiles, incendiant pneus et troncs d’arbres pour empêcher l’avancée des forces de l’ordre. Le colonel David Gomez, chef de la police de Santa Cruz, a confirmé les blessures des policiers, tandis que le Défenseur du peuple annonce également 14 blessés civils.
Selon le ministre du Développement productif, Mario Justiniano, la route partiellement rouvert était essentielle pour l’approvisionnement, surtout en nourriture pour les villes de La Paz et El Alto, qui souffrent de pénuries à cause de près de cent barrages routiers à travers le pays. Pour rappel, ces manifestations reflètent une mécontentement généralisé face à la gestion économique du pays, aggravé par la pandémie et les crises politiques passées.
Alors que les tensions persistent, la situation en Bolivie demeure préoccupante. Il devient urgent de trouver un dialogue constructif pour éviter une escalade de la violence et assurer le bien-être des citoyens.







