(l'essentiel) Invité sur RTL, Michel Platini a exprimé sa frustration envers la FIFA et son président Gianni Infantino. L'ancien président de l'UEFA a vivement critiqué l'attribution d'un "Prix de la paix de la FIFA" à Donald Trump, soulignant que ce geste symbolisait une instance trop politiquement active et distante des véritables valeurs du football.
L'ancien numéro 10 des Bleus a évoqué la remise du prix à Trump, qui a eu lieu en marge du tirage au sort de la Coupe du monde 2026. Cet événement a provoqué de vives réactions, brouillant les frontières entre le sport et la politique.
Dans ses déclarations, Platini ne s'est pas montré conciliant : "Ils peuvent se prendre pour d'autres. Cela fait sourire tout le monde, mais bon, c'est comme ça. La FIFA devrait être au service des joueurs du monde entier. Aujourd'hui, c'est plutôt le football qui sert la FIFA, car ils font leur business. En voyant l'évolution des choses, on se sent déçu.".
Des stars du football plus puissantes que la FIFA
Cette critique vise la gouvernance d'Infantino, qu'il a connu en tant que secrétaire général à l'UEFA entre 2009 et 2015. Platini accuse l'organisation de privilégier ses propres intérêts au détriment des joueurs et du vrai sens du jeu.
Il remet également en question la notion de toute-puissance de la FIFA. Pour lui, ce ne sont pas les dirigeants mais les véritables stars du football qui détiennent le pouvoir. "Les joueurs comme Messi, Mbappé et Ronaldo ont une influence bien supérieure à celle de ceux qui occupent les bureaux de la FIFA," a-t-il ajouté.
Une antagonisme déjà ancien entre Platini et la FIFA
Ces propos s'inscrivent dans une relation tendue entre Platini et la FIFA. Bien que longtemps envisagé comme un futur président de l'instance mondiale, sa carrière a été brutalement interrompue par une affaire judiciaire liée à un paiement contesté, pour laquelle il a finalement été acquitté. Son analyse de la situation actuelle de la FIFA trouve un écho dans la critique d'autres experts du sport qui soulignent un besoin urgent de retrouver l'essence même du football. Comme l'explique le journaliste sportif Pierre Ménès, "L'intégrité du sport doit primer sur les affaires." Cette vision résonne avec de nombreux amateurs du beau jeu qui réclament un retour aux fondamentaux.







