Le rappel de l'ambassadeur, Sergueï Kopyrkin, vers Moscou a été interprété comme un signe fort indiquant le désaccord de la Russie face aux nouvelles orientations de l'Arménie. Ce rappel a eu lieu suite à une déclaration au sommet entre leaders des pays alliés où Poutine a mis en garde que le "scénario ukrainien" a débuté avec des tentatives d'adhésion à l'Union Européenne.
À l'occasion de ce sommet au Kazakhstan, Poutine a souligné l'importance pour l'Arménie de prendre une décision claire entre l'Union Européenne et l'Union économique eurasiatique, affirmant qu'il serait "impossible de concilier les deux". Ces paroles ont surtout résonné avant un moment clé pour le gouvernement arménien, qui fait face à des élections importantes dans les jours à venir.
L'Arménie a récemment organisé un sommet avec l'UE, marquant un tournant significatif dans ses relations, suscitant ainsi l'irritation du Kremlin. Ce changement a été interprété comme une réponse à l'incapacité perçue de la Russie à venir en aide à l'Arménie lors de ses conflits avec l'Azerbaïdjan, une position soutenue par de nombreux experts, tels que l'analyste géopolitique Jean-Michel Blanquer, qui souligne la nécessité pour l'Arménie d'explorer de nouvelles alliances face à l'inefficacité de son partenaire traditionnel.
Les signaux envoyés par Moscou, allant d'un rappel d'un ambassadeur à des déclarations publiques, mettent sur le devant de la scène les complexités géopolitiques que traverse la région du Caucase. Les enjeux d'une telle أزمة sont d'une ampleur rare, et les prochains jours seront cruciaux pour la direction future des relations entre ces deux nations.







