Vic Mellor, un entrepreneur américain de 57 ans et candidat à la Chambre des représentants pour le Parti républicain, a révélé à l'AFP qu'il a eu une rencontre inédite avec Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de l'ancien dirigeant cubain Raul Castro, à La Havane.
Ce dialogue, qui a duré plusieurs heures, a eu lieu dans le cadre d'une visite de plusieurs jours, terminée le vendredi. Mellor, qui espère représenter l'État de Rhode Island, a partagé son enthousiasme pour la libéralisation économique potentielle de Cuba, un sujet qu'il aborde avec conviction.
L'AFP a signalé qu'il n'était pas possible d'obtenir la confirmation de cette rencontre par le biais de l'entourage de Raul Guillermo Rodriguez Castro. Ce dernier, qui a un rôle clé dans les dialogues entre Washington et La Havane, est colonel au ministère cubain de l'Intérieur et responsable de la sécurité de son grand-père, sans occuper de fonction officielle au sein du gouvernement.
"J'ai eu l'opportunité de discuter avec Raul, et nous partageons une vision commune concernant l'ouverture de Cuba aux affaires. C'est une nécessité pour le pays", a déclaré Mellor, en faisant référence à ses nombreuses sociétés dans les secteurs de la santé et des médias.
Les relations entre Cuba et les États-Unis ont été tendues, notamment à cause des sanctions économiques imposées par l'administration actuelle et un blocus pétrolier impactant considérablement l'économie cubaine. Ces mesures ont été renforcées depuis janvier, incluant l'inculpation de Raul Castro pour des affaires remontant à 1996.
Mellor insiste sur le besoin impératif de changement. "Il est temps d'évoluer. Raul le comprend également; il sait que la coopération économique avec les États-Unis est essentielle pour l'avenir de Cuba", a-t-il précisé.
Cet ancien Marine voit le pays, avec ses 9,6 millions d'habitants, en tant que potentiel lieu d'une nouvelle révolution économique, en particulier dans le secteur du tourisme, de l'exploitation minière et du capital humain. "Malheureusement, tant que les sanctions seront en place, le développement est limité. Mais dès qu'elles disparaîtront, un grand nombre d'entreprises seront prêtes à s'implanter à Cuba", a-t-il souligné, se référant à l'embargo américain qui existe depuis 1962.
Durant sa visite, Mellor a inspecté des hôpitaux et des églises, tout en se rapprochant des Cubains qui, malgré les difficultés économiques et les coupures d'électricité, affichent une résilience remarquée et un sourire constant.







