Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé vendredi son indignation face à la chute d’un drone russe sur un immeuble résidentiel en Roumanie, un incident qui a blessé légèrement deux personnes et qui survient près de la frontière ukrainienne. Lors d'une intervention sur France Inter, il a qualifié cet acte d'"irresponsable", affirmant que de tels incidents ne feraient que renforcer le soutien de la France à l'Ukraine.
Cette déclaration fait suite à des frappes massives sur Kiev le week-end précédent, ainsi qu’à un appel de Moscou demandant aux diplomates étrangers de quitter la capitale ukrainienne, créant un climat de tension accru. Barrot a déclaré : "Ces comportements ne nous détourneront jamais de notre engagement envers la résistance ukrainienne".
L’ambassadeur russe convoqué
Pour adresser cette situation, l’ambassadeur russe en France a été convoqué au Quai d’Orsay. Le directeur général des Affaires politiques a souligné le mépris de la Russie pour le droit international, en particulier en ce qui concerne la sécurité des civils et des diplomates. "La France ne cédera pas", a-t-il affirmé. En outre, le Quai d'Orsay a fermement condamné l'incursion de drones dans l’espace aérien roumain, signalant ainsi les préoccupations croissantes face à l'escalade des violences.
Des mesures de sécurité renforcées
Le président roumain, Nicușor Dan, a attribué l’entière responsabilité de cet incident à la Russie et a convoqué une réunion d'urgence du Conseil suprême de défense. Il a demandé à l’OTAN d'accélérer le transfert de capacités antidrones vers la Roumanie pour prévenir de futures agressions.
Réactions internationales
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également condamné cet acte, affirmant que la Russie avait franchi "une nouvelle limite". Elle a assuré la solidarité de l'Union européenne avec la Roumanie et promis d'intensifier la pression sur Moscou. Les réactions ont été similaires du côté américain, avec l'ambassadeur à l'OTAN, Matthew Whitaker, et le secrétaire général de l'organisation, Jens Stoltenberg, soutenant fermement Bucarest.
Une enquête en cours
Le commandant des forces de l’OTAN en Europe a rencontré le chef d'état-major roumain pour discuter des mesures de défense à prendre. Les deux parties ont convenu de rester en contact étroit pendant que l’enquête sur cet incident se poursuit.







