Jeudi 7 mai, l'armée israélienne a rompu le cessez-le-feu en bombardant un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban. Ce raid visait un commandant du Hezbollah, à la tête d'une unité d'élite.
Les habitants témoignent d'une explosion retentissante. "Je sortais de la mosquée au moment de l'attaque. L'ensemble du quartier a tremblé. La panique s'est emparée des gens qui cherchaient refuge en courant dans les rues," rapporte un témoin.
Israël affirme protéger sa frontière nord
La doctrine d'Israël n'a pas subi de changement. Selon des sources gouvernementales, les frappes ciblent spécifiquement les membres du Hezbollah, qu'on considère comme une menace pour la sécurité nationale.
Lors d'une déclaration, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a affirmé : "Nous avons neutralisé plus de 200 terroristes du Hezbollah en un mois. Je les préviens : quiconque menace Israël fait face à une exécution."
Les bombardements se poursuivent au sud du Liban en dépit d'un cessez-le-feu en place depuis le 17 avril. Au moins onze personnes ont été tuées ce jeudi. Depuis le début des hostilités deux mois plus tôt, plus d'un million de Libanais ont été contraints de fuir cette région. Pour sécuriser sa frontière nord contre les roquettes du Hezbollah, l'armée israélienne a déployé des unités terrestres importantes, cherchant à établir une zone d'occupation, connue sous le nom de zone "jaune", s'étendant sur 3 à 10 kilomètres de large. Le chef d'état-major israélien a visité les troupes sur le terrain, affirmant que la guerre ne se terminerait qu'avec la destruction totale du Hezbollah.







