Le retour de l'ambassadeur de France, Stéphane Romatet, en Algérie, récemment annoncé par l'Élysée, est perçu comme une avancée significative dans les relations entre les deux pays. Belkhir Belhaddad, député socialiste de Moselle et ancien président du groupe d’amitié France-Algérie, n'a pas caché sa satisfaction face à cette décision. Lors d'une interview sur Franceinfo, il a affirmé que cette démarche est "la seule voie possible pour rétablir une relation sereine entre nos deux pays".
Stéphane Romatet avait été rappelé à Paris en avril 2025, notamment en raison de tensions croissantes avec Alger. Sa rémission est donc accueillie comme un signe positif, marquant une possible détente et une volonté de renouer les dialogues. Dans ce contexte, l'Élysée souligne l'importance d'une "attention prioritaire" à cette question, une déclaration qui témoigne d'un engagement diplomatique renouvelé.
Les réactions à cette annonce sont variées. Selon le quotidien Le Monde, des experts en relations internationales estiment que ce retour pourrait faciliter des discussions autour de sujets sensibles, notamment les questions migratoires et économiques qui ont souvent engendré des désaccords. L'analyse de l'historien spécialiste de l'Algérie, Pierre Vermeren, souligne que "la France doit naviguer prudemment entre ses responsabilités historiques et les aspirations actuelles de l'Algérie".
Ce développement a également suscité des réactions diverses au sein de la classe politique française. Certains acteurs de gauche saluent cette initiative, tandis que d'autres appellent à la prudence et examinent de près les conséquences à long terme de cette décision. Pour Belhaddad, ce retour est essentiel : "Il est temps de dépasser les rancœurs du passé pour construire ensemble un avenir serein."







