Le 1er-Mai ne se limite pas à la France ; c'est une journée emblématique pour les travailleurs du monde entier. De la Turquie à Cuba, en passant par la Côte d'Ivoire, des milliers de personnes se rassemblent pour faire entendre leurs voix.
À Istanbul, malgré une pluie battante, des milliers de manifestants se sont réunis, mais la police a rapidement bloqué l'accès à la place Taksim, connue pour être le cœur des manifestations. Près de 400 arrestations ont eu lieu. Fadime Can, une retraitée présente sur place, déclare : "Il est inacceptable d'interdire l'accès à des lieux publics dans son propre pays. Chaque citoyen devrait pouvoir manifester librement".
Unis pour la défense des droits des salariés
En Grèce, les syndicats ont aussi mobilisé la population à Athènes pour défendre les droits des salariés, alors que le gouvernement fait face à un nouveau plan d'austérité. Maria Evaggelatou, assistante sociale, rappelle : "Le 1er mai est un moment pour se souvenir de notre histoire et de nos luttes, afin de préserver le droit à une journée de travail de huit heures et l'égalité".
De leur côté, les travailleurs du textile à Dacca, au Bangladesh, ont défilé avec des revendications claires concernant la sécurité de l'emploi et des salaires dignes. Asma, une ouvrière, souligne : "Pour nous, il est essentiel de garantir que nous ne soyons pas licenciés et d'obtenir un salaire équitable".
À Abidjan, en Côte d'Ivoire, les manifestants ont chanté pour rappeler l'importance des emplois dans un pays qui souffre de la crise dans le secteur du cacao, son principal produit. Les slogans étaient éloquents sur les défis actuels de l'économie.
L'ombre américaine
À Tel-Aviv, le 1er-Mai a été teinté par le climat de tension au Proche-Orient, où les partisans de Benjamin Netanyahou affrontent ses opposants. Le contexte politique a masqué un peu les revendications sociales, mais le cri de colère reste omniprésent.
À Cuba, à La Havane, des milliers de manifestants ont exprimé leur mécontentement face à l'embargo américain qui dure depuis plus de 60 ans. Dans une ambiance festive, ils ont tenté de faire oublier la crise économique dévastatrice que traverse l'île.
Ce 1er-Mai est ainsi un écho des luttes ouvrières à travers le monde, chaque pays apportant sa propre réalité, mais tous unis par un désir de justice sociale et de droits fondamentaux.







