Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé, le 30 avril, son souhait d'obtenir détails sur le cessez-le-feu annoncé par Vladimir Poutine pour le 9 mai. Cette date coïncide avec la commémoration en Russie de la victoire sur l'Allemagne nazie. Le dirigeant ukrainien s'est interrogé sur les implications de cette proposition, mentionnant sur son compte X : « Nous allons clarifier ce qu’il s’agit exactement : des heures de sécurité pour un défilé à Moscou, ou quelque chose de plus significatif. Notre demande est un cessez-le-feu durable. »
Depuis un appel téléphonique entre Poutine et Donald Trump, un conseiller du Kremlin a mentionné que la Russie était ouverte à « un cessez-le-feu pendant les célébrations du Jour de la Victoire », selon Le Monde.
Pas de défilé militaire à Moscou
En parallèle, Moscou a annoncé l’annulation de son défilé militaire traditionnel sur la place Rouge en raison d'une « menace terroriste », clairement dirigée contre l'Ukraine. Cette décision fait écho aux tensions régnant autour des événements marquants de cette date. En effet, l'Ukraine a tenté d'interrompre le défilé l'an dernier avec des frappes de drones sur Moscou. Ces actions sont souvent qualifiées de « terroristes » par les autorités russes, alors que Kiev défend ses attaques comme des actes de légitime défense face à l'invasion russe.
Le 9 mai reste une date symbolique en Russie, célébrée chaque année avec de grandes démonstrations militaires, ce qui soulève des interrogations sur la dynamique de la guerre en cours. Selon un expert military du think tank français, l'annulation du défilé pourrait indiquer une vulnérabilité de la Russie face à l'Ukraine, rendant la situation encore plus complexe.







