Ce vendredi 1er mai, marqué par la fête du Travail, verra de nombreuses boulangeries artisanales ouvrir leurs portes grâce à des salariés volontaires. Bien que ce jour soit traditionnellement chômé, le gouvernement a confirmé que ces commerces étaient autorisés à fonctionner, apportant ainsi une bouffée d'air frais à leurs gérants.
Pour Sonia Rousselet, responsable de la boulangerie Jules à Laval, cette décision est accueillie comme un “soulagement”. “Je suis contente d'accueillir mes clients, même si le 1er mai a une signification particulière”, confie-t-elle. Elle souligne l'importance de laisser aux artisans le choix de travailler ou non, une opinion partagée par plusieurs acteurs du secteur.
Une rémunération appréciée
Jade Ayara, apprentie boulangère, a rapidement accepté l'opportunité de travailler ce jour-là, motivée par la perspective d'une double rémunération. “Pour un salaire d'apprentie, ça fait toujours du bien”, assure-t-elle. Ce soutien à son équipe est d'autant plus précieux en ces temps économiques difficiles, une réalité que reflète aussi la décision de ne mobiliser qu'une équipe réduite.
Sonia Rousselet note qu'ils démarrent avec moins de personnel qu’un dimanche classique, car “le chiffre d'affaires est incertain”. Elle exprime son incompréhension face aux prévisions de vente, mais reste optimiste : “On s’adapte et on verra ce que la journée nous réserve”.
Un retour aux traditions
À Craon, la boulangerie Serrön a également opté pour une ouverture. Damien Planchard, pâtissier de la boutique depuis huit ans, raconte : “L'année dernière, j'avais hésité. Cette fois, ça ne m'a pas dérangé de répondre présent.” Sa motivation est sans équivoque : “Il y a beaucoup de commandes de gâteaux. Il fallait bien quelqu'un pour venir faire les gâteaux.” Cette volonté de travailler durant les jours fériés reflète une culture ancrée dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie.
Ces initiatives témoignent d'une résilience et d'une adaptabilité face aux défis économiques. Comme le souligne le quotidien Ouest-France, le secteur de la boulangerie joue un rôle crucial dans le tissu économique local, et ces ouvertures pourraient contribuer à maintenir une certaine dynamique dans les commerces français.







