L'octogénaire, originaire de la région nantaise, a été retenue par la police de l'immigration américaine
en raison de l'absence de visa permanent, suite au décès de son mari américain survenu en janvier dernier.
« Elle n'allait pas survivre un mois, seule dans ces établissements », a confesé son fils à Ouest-France.
Après deux semaines de détention tumultueuse, Marie-Thérèse est enfin de retour en France. Marie-Thérèse a été libérée le 1er avril et son retour est salué par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ce dernier a déclaré : « Elle est rentrée en France ce matin et c’est une source de satisfaction pour nous », témoignant de l'engagement de la diplomatie française dans cette affaire.
Menottée comme « une dangereuse criminelle »
Marie-Thérèse a vécu une expérience traumatisante lors de son arrestation à son domicile en Alabama. « Elle a été menottée aux pieds et aux mains comme une dangereuse criminelle », a rapporté son fils. Malgré ces circonstances éprouvantes, il a pu lui rendre visite grâce à un accès consulaire, révélant que « notre mère est une combattante » et qu'elle est souvent surnommée l'insubmersible par les autres détenues.Marie-Thérèse s’était installée aux États-Unis pour rejoindre son mari, un ancien soldat américain. Originaire de Saint-Nazaire, elle avait rencontré Billy sur une base de l'OTAN dans les années 1950. Suite à son décès, elle n'a pas pu obtenir la carte verte qui lui aurait permis de rester sur le sol américain. La situation de cette octogénaire a mis en lumière la dureté du système d'immigration, provoquant une vague d'indignation et suscitant des répercussions politiques en France, comme l'a mentionné le Parisien. De nombreux experts du domaine des droits de l'homme appellent à une réforme urgente des lois d'immigration, afin de protéger les plus vulnérables dans des situations similaires.







